17.01.2012

France: et la dette globale, on en fait quoi?

Après l'épisode cacophonique de la perte du triple A et les grandes envolées peu lyriques qui ont marqué le discours politique à droite ces derniers jours, il serait peut-être temps de se pencher sur les solutions que les hérauts de "la France des lève tôt et tu gagneras plus ainsi" proposent.

Ou plus exactement ne proposent pas.

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Car dans un enfumage de première bourre, aucun des candidats de Marine à Bayrou compris ne songe à autre chose qu'à réduire le déficit structurel de la France. Il y a bien par ci par là quelques idées productrices en théorie de nouvelles recettes, mais elles restent des plus improbables et des plus vagues.

Réduire le déficit, c'est trop tard, braves gens. Il convient en effet non pas seulement d'éliminer immédiatement tout déficit courant, mais encore de dire comment ce grand pays avide de vie à crédit va pouvoir concrètement réduire sa dette globale.

 

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14.01.2012

France et triple AAA: agir vite et bien

La France a perdu son triple AAA.

De fait elle l'avait perdu il y a déjà quelques mois, malgré et grâce aux gesticulations du pouvoir.

Cette perte ne va pas changer le quotidien du Français buvant son petit noir au zinc lundi prochain.

En revanche, si des mesurettes continuent d'être prises au lieu de véritables mesures, il pourrait bien trouver rapidement que son café devient amer.

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Le luxe de l’État français doit être immédiatement stoppé. Les multiples traitements à des fonctionnaires qui ne font rien aussi. Le gaspillage invraisemblable de ressources en plus. Les milliards de la formation professionnelle réorientés vers des horizons véritablement consacrés à leur but.

04.01.2012

Myopie très française

Des bataillons de fiers serviteurs à l’œuvre 24 heures sur 24 dans des dizaines d'illustres et couteux palais. Des centaines de députés et autres sénateurs aux traitements très éloignés du SMIC. Des milliers de permanents syndicaux choyés comme des volailles de Bresse. Des fonctionnaires en considérable surnombre par rapport à n'importe quel autre pays d'Europe.

Un temps de travail ridiculement bas. Des vacances et autres RTT qui s'accumulent au point que chaque weekend deviendra bientôt rouge pour le fameux Bison. Une allergie aux langues étrangères que l'on retrouve même au sommet de l’État, sans doute comme gage de la fameuse exception culturelle française.

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Des PME sous-performantes dont beaucoup de patrons s'avisent seulement en 2010 qu'il serait peut-être opportun de se mettre à exporter. Une balance commerciale dramatiquement déficitaire. Une gestion conduite plus sur un mode amateur que sur des principes sérieux.

Une arrogance qui confine à la fatuité. Une industrie mourante que l'on veut stupidement faire revivre dans son ancienne forme, alors que si elle est morte, c'est pour de bonnes raisons. Un coût du travail extravagant. Une productivité réelle en dessous de tout. Un Etat omniprésent et multi-couches. Des finances publiques en décrépitude. Etc…


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17.12.2011

Dommage: l’UDC reste au gouvernement

Personne n’a jamais cru un instant que la formation qui pue le bouc et ne sait pas où elle va imaginerait quitter le gouvernement pour entrer franchement dans l’opposition.

Tout en admettant, d’ailleurs, non sans une bonne dose de bêtise, « avoir à la fois un pied dans le gouvernement et l’autre dans l’opposition » (Hans Fehr).

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En avouant ainsi ne pas vouloir tuer le père, celui qui a guidé et financé la démarche d’une vie, les caciques de l’UDC montrent une fois encore que leur engagement ressemble plus à l’appartenance à une secte pseudo évangélique qu’à l’adhésion à un parti politique.

Ce n’est pas tant le bien commun qu’ils défendent, mais la foi en une sorte de credo pour une politique « discount » qui fait fi des vrais problèmes pour s’attaquer aux fantasmes.

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06.12.2011

Merkozy: le théâtre guignol!

Des mois, des années que les gouvernements allemand et français auraient dû prendre la mesure des dangers résultant de la crise financière créée de toutes pièces par les banques, anticiper les répercussions de cette dernière sur les économies dites réelles et prendre les mesures qui s'imposaient.

Au lieu de ça, de sommet en sommet et de déjeuner de travail en petit-déjeuner de complaisance, les deux ténors du blabla vide nous proposent un millefeuille de traités et d'accords internationaux supplémentaires à deux ou trois vitesses censés endiguer la vague, mais qui, à supposer qu'ils entrent un jour en vigueur, ce qui est très loin d'être fait, ne sauraient en aucun cas résoudre les problèmes existants de la crise de la dette.

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Ce n'est pas dans trois ans qu'il conviendra de mettre en oeuvre de nouvelles dispositions, mais c'était il y a un an déjà.

C'est dire si la façon de voir de ces deux dirigeants est aussi inutile que néfaste. Tous deux creusent les trous, et se refusent à les boucher par de bonnes méthodes.

En plus, avec leur monomanie de la disette imposée, Merkozy pérorent jour après jour une situation que les marchés leur reprochent à grands coups de menaces de dégradation de notes de solvabilité.

 

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01.12.2011

La Suisse passe-t-elle à l'euro?

Les banques françaises ont perdu environ 100 milliards d'euros de dépôts à court terme en provenance d'investisseurs étrangers, rien qu'au mois de septembre.

Cette centaine de milliards a été "compensée" par des emprunts auprès de la BCE. Cette fuite de capitaux n'a d'ailleurs pas commencé en septembre, mais bien avant, disons en gros au début de l'été.

Mercredi, 6 banques centrales dont la BNS ont pris des mesures sur les taux des opérations en dollars américains, en vue de redonner de la liquidité au marché interbancaire.

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Pour une fois Baroin ne critique pas la Suisse mais consent même à juger l'action concertée des banques centrales (Fed, Japon, UK, BCE, Canada et Suisse) comme "très positive". On n'entend ni Pécresse en écho ni bien entendu Sarko, qui ne trempe pas ses mains dans ces aspects "techniques".Dont acte.

Certes la BNS est théoriquement indépendante en Suisse. Un peu à l'image de ses consœurs. Mais cette indépendance n'est qu'une posture de façade: de fait elle se range aux côtés des grands chambellans de Berne qui font et défont ce que le gouvernement helvétique croit décider.

 

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19.11.2011

Et si on notait les agences de notation

Les agences de notation n'ont pas bonne presse ces temps-ci, à part chez quelques banquiers idéalistes qui se raccrochent aux branches.

Les fonds souverains sont de plus en plus mystérieux, à l'image aussi des spéculateurs qui font et défont les gouvernements de la vieille Europe.

Et cette dernière regarde passer les trains avec l'air un peu inquiet de la vache qui broute simultanément dans son pâturage de rêve.

Les Etats sont apeurés au risque de voir leur fameux triple A se désintégrer en vol pour retomber, comme un soufflé mal cuisiné en un magma informe à peine qualifiable de BB+.

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Mais finalement, qui sont donc ces marchés financiers tout puissants auxquels le citoyen doit se soumettre par procuration, puisque ses dirigeants le font par intérêt et par obligation. Et si on se mettait à leur coller aussi une note, aux agences de notation qui dérangent. La moralité, le respect de normes éthiques, le respect de l'environnement, des droits des travailleurs et des droits humains devraient permettre de noter sans difficultés trusts, multinationales, fonds souverains et autres faiseurs et défaiseurs de gouvernements.

 

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10.11.2011

CSS: une assurance ni chrétienne ni sociale

Soit une assurance qui se dit sociale et chrétienne.

Une assurance qui « détient » en portefeuille de bons et mauvais risques, comme ses consœurs, mais aussi des assurés fidèles, dont un « exemple » depuis plus de cinquante-deux ans.

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L’exemple en question, de sexe féminin, n’est certes plus tout à fait en âge de courir le 110 mètres haies en compétition. En revanche, elle n’a franchement pas coûté grand chose à cette fameuse CSS, qui lui rembourse bon an mal an quelques parts sur des médicaments standards et un ou deux rendez-vous de médecin.

En recevant sa prime maladie pour 2012 (uniquement la prime de l'assurance de base Lamal) , notre exemple a eu la surprise de constater que celle-ci passait de Fr. 394.95 en 2011 à Fr.427.50 en 2012, soit une augmentation de plus de 8.2 %. Largement au delà de la prime de référence vaudoise de la zone 2 qui permet l’octroi d’un subside.

 

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07.11.2011

Dette: réaction primaire de la France

Sarko prié par Merkel de mettre de l'ordre dans les finances de son empire prévoit semble-t-il un mélange de quarts et de demi-mesures ni subtil ni efficace pour gratter au total, par couches successives, quelques 8 à 10 milliards sur le dos du Français moyen.

Histoire de bien lui faire comprendre ce que coûte les conneries libérales.

Outre que ces rustines ne serviront à rien sauf à alourdir encore le poids de la crise pour les plus défavorisés, elles sont le reflet de l'incapacité de la France à penser et à faire simple.

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Elle a tellement voulu multiplier les petits cadeaux et autres niches en faveur des nantis qu'elle ne sait plus où donner de la tête. Son système fiscal est une sorte de paradis pour les riches, a condition qu'ils l'étudient.

En volume, la France est sans doute le plus grand paradis fiscal de l'Europe. Mais elle n'ose pas le crier sur les toits, puisque combattre ces paradis est redevenu une manie de Sarko.

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25.10.2011

La jonglerie des milliards

Depuis la crise des subprimes en 2008, les inepties bancaires nous ont conduits à tenter de raisonner en milliards.

Au point que cette mesure remplit les colonnes des quotidiens et des revues spécialisées à journées faites.

Sauf que le milliard, c'est beaucoup, et qu'il est très difficile d'en appréhender concrètement la mesure.

Mille millions en effet, ce n'est pas rien, et en plus les anglo-saxons ont trouvé utile de baptiser ça le billion, histoire de brouiller un peu les pistes.

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La banalisation du milliard devient très inquiétante, surtout lorsqu'elle est le fruit des politiques et des trop fameux experts: on parle de cette mesure comme du prix de la baguette ou du café.

On en oublie son immensité, son importance, pour finir par le considérer presque comme un "simple" million, ou du moins comme quelque chose d'approchant.

 

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20.10.2011

L'insoutenable lourdeur de l'UDC

On sait depuis des années que l'UDC n'a qu'une idée en tête: tromper le chaland sur ses buts profonds en détournant son attention.

Pour ce faire c'est un parti champion du contre et du non, qui aime stigmatiser l'étranger qui fait peur, car ça paye et qui pour le surplus possède un corpus idéologique assez misérable mais clairement teinté d'extrême droite.

Une Suisse forte, disent ses membres en choeur, répétant à l'envi ce que le service de presse du parti leur a préparé.

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Car ses têtes "pensantes" n'osent pas dire que leur idéal ressemble à une maquette de train électrique perdue dans un monde dont il faut se méfier. L'autre fait peur.

C'est d'ailleurs pour ça qu'il faut conserver en Helvétie des tonnes d'armes à sous-munitions, en vue de la prochaine attaque terrestre que le pays ne manquera pas de subir. En attendant, il faut économiser pour que l'armée soit forte, peu importe si le chômage, l'assurance-maladie, l'AI et les autres remparts sociaux doivent pour cela être démantelés les uns après le autres. Une Suisse vieille de deux siècles et isolée du monde, voilà l'idéal inavoué de  l'UDC.

 

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07.10.2011

Dexia, le plouf et l'état social

En 2007, puis en 2008, on le disait ici: la seule solution est de nationaliser les banques. On l'a encore répété dans un billet du 14 août. Et ce que d'aucuns considéraient il y a peu encore comme une prédiction non fondée se révèle être aujourd'hui une véritable nécessité sociale.

Le banquier est un gangster qui refuse de se plier aux règles du jeu social, et même aux règles du jeu bancaire qu'il concocte lui-même dans de petits cercles d'initiés. A l'image du gosse qui pique une crise, il n'y a donc qu'une façon de le faire plier: lui prendre son pouvoir de force et son porte-monnaie.

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En 2008, tous les Etats (et donc les citoyens) ont dû mettre la main au porte-monnaie pour sauver le système bancaire. C'était paraît-il (ça reste de plus en plus à démontrer)  la seule façon d'éviter une explosion généralisée du système. Si dans certains cas, les citoyens ont été remboursés, dans beaucoup d'autres on a introduit dans des "Bad Banks" ou autres engins de défaisance nombre de milliards qui, au fil du temps, vont devoir être payés par le contribuable.

C'est en tous cas ce qui se passe en Helvétie, où personne ne sait aujourd'hui encore ce que coûtera le premier sauvetage UBS. Mais ce que l'on sait c'est que ça coûte chaque jour.

 

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20.09.2011

Nouveau produit dérivé flamboyant à coter: le panier d'économistes

Ahurissant ou plus exactement conforme à la tradition.

S'agissant de l'explication des causes de la crise actuelle, de la position à adopter pour en connaître le moins possible de péripéties supplémentaires et de conséquences néfastes, tout ce que la terre et quelques planètes pas très éloignées comptent d'économistes, de banquiers, de traders et de spécialistes de la finance se contredisent.

Quand Sapir veut voir la Grèce faire défaut, Dessertine trouve cette voie exclue et dangereuse.

Quand DSK prétend que chacun devra prendre ses pertes, Fillon l'apostrophe.

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Quand Attali voit le diable à sa porte, Geithner prétend que l'Europe n'en fait pas assez. Quand Blocher est contre toute intervention politique de la BNS, Blocher … change d'avis.

Bref, le monde des omniscients est en émoi, comme plongé dans une crise de doute non cartésien et pas plus méthodique qu'harmonique.

 

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14.09.2011

Crise: couardise et manque de vista

Depuis 2008 on craint le pire. Même si les officiels du discours politique n'ont eu de cesse de nous rabâcher que la crise n'était que financière mais pas économique, "car les fondamentaux étaient bons".

Depuis des mois, on doit malheureusement constater la justesse du diagnostic fait sur ce blog depuis 2007 et la mauvaise foi entachant les discours officiels.

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Les banques sont sorties hyperfragilisées de la crise des subprimes, mais grâce à l'argent du contribuable.

Quant aux Etats, on connaît un peu mieux maintenant les dessous de leurs comptabilités bancales et de leur gestion de bâtons de chaises.

Le plus frappant actuellement est le brouhaha inutile du monde politique européen.

Sarkozy et Merkel ne cessent de clamer qu'il faut faire quelque chose. Mais de fait ils ne font rien. Rien d'utile du moins et rien qui permette de juguler la crise.

 

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05.09.2011

Miauton sonde peu profond

Miauton a deux passions: révéler benoitement les bouillonnements subtils de son for intérieur dans les colonnes du Temps, organe presse de qualité dans lequel  elle commet nombre de billets très énervants sur lesquels on est déjà venu ici à plusieurs reprises.

Et une deuxième passion, professionnelle semble-t-il, qui est la mesure de l'opinion.

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Au travers de son auguste institut, elle vient de faire la preuve d'un regard légèrement faux à quinze jours à peine de la votation sur la LEO (le 21 août précisément).

Selon elle et ses disciples, la LEO devait être rejetée (seulement 30 % d'avis favorables) au profit de son initiative chérie Ecole 2010, qui elle bien sûr recueillait 56 % d'opinions favorables.

 

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03.09.2011

Vaud: mariage avec les "sectaires débiles de l'UDC"

Ainsi donc, en catimini, le PLR et l'UDC font quasiment listes communes dans un apparentement de circonstance renouvelé pour les élections fédérales au Conseil national en octobre.

Pauvres radicaux, prêts à vendre ainsi le peu qui leur reste d'âme pour espérer (à tort) grappiller quelques voix.

Mais sans oublier au passage, comme le fait Claude Ruey, conseiller national PLR sortant de rappeler une vérité qui met en valeur cette alliance: "Il faut être clair: à l’UDC, il y a les salauds qui manipulent, les lâches qui suivent et, hélas, les naïfs qui croient de bonne foi aux mensonges des manipulateurs». Cette phrase résume assez bien "la secte de débiles" dénoncée cette fois par le grand timonier PDC Darbellay, qui lui aussi n'y va pas de main morte (quand ça l'arrange, uniquement).

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Bref, l'apparentement vaudois est une imbécillité et un scandale. Un non-sens démocratique au moment où l'UDC perd à juste titre du terrain.

Se coucher devant l'adversaire pour espérer lui piquer quelques pauvres voix est un espoir inutile et naïf.

Dans cette période troublée, l'UDC fera un bon score, pas celui qu'elle attend, mais supérieur à ceux  de tous ses rivaux à droite

 

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24.08.2011

DSK: féministes à côté de la plaque … rouge

Depuis que les charges ont été abandonnées contre DSK et pendant toute la durée de cet épisode sinistre, les mouvements féministes délèguent et ont délégué sur les plateaux de télévision nombre de leurs représentantes.

Singulièrement, et comme si un catéchisme monomaniaque leur avait été soufflé par on ne sait qui, elles s'offusquent toutes du fait que le procès pour viol n'ait pas eu lieu. Pour elles, on ne donne jamais la parole aux "victimes", elle ne peuvent jamais rien prouver, et c'est une nouvelle victoire du grand mâle blanc contre la petite victime issue de l'immigration.

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Ces honorables vendeuses de poudre aux yeux donnent ainsi dans l'autogoal de première. Elles font reculer leur cause à chaque parole qu'elles prononcent.

Ce qui est plus grave encore que le fait lui-même, c'est l'aveuglement dans lequel elles se complaisent, travestissant la vérité pour faire triompher ou du moins entendre une cause en usant d'un complexe de faits  qui n'a strictement plus rien à voir avec un viol.

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18.08.2011

Crise et Conseil fédéral: des rustines pas collantes

Deux milliards. Pris sur un futur excédent de recettes dont la Suisse a le secret en Europe de l'ouest en pareilles circonstances économiques.

Mais deux milliards pour faire quoi ? Nos sept sages, qui finalement le sont bien peu, n'ont absolument pas pris la mesure de la crise qui menace.

A une réflexion un peu sérieuse, ils ont préféré les vacances, le brunch du 1er août et d'autres festivités et voyages. Ce n'est pas sérieux, pas crédible, pas intelligent, et pas suffisant.

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C'est maintenant est pas en 2018 que certaines entreprises ont besoin de soutien. C'est maintenant que des actions publiques peuvent être réalisés . C'est maintenant que les mesures doivent être traduites en actes et non dans un délai qui se compte au mieux en nombreux mois, mais vraisemblablement plutôt en années.

Réunir des groupes d'experts pour suggérer des pistes d'action n'est que temps perdu. La BNS fait ce qu'elle peut, enfin, après avoir complètement raté son coup des mois durant à coups de milliards évaporés. Mais elle non plus ne fait pas ce qu'il faut sur le marché monétaire pour faire baisser le franc.

 

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14.08.2011

Nationaliser toutes les banques

En 2007-2008, les banques ont toutes peu ou prou réussi à survivre grâce et uniquement grâce aux aides étatiques.

A l'époque, la crise de la dette souveraine n'était pas le déclencheur de l'illiquidité ambiante: il s'agissait, une nouvelle fois, de l'abus d'un vecteur de placement (subprime) concocté par les banquiers et avalisé triple A par toutes les agence de notation.

D'aucuns ont voulu faire croire que la crise de 2008 s'était résorbée. Mieux qu'on en était sorti pour marcher sur les sentiers glorieux de la baisse progressive du chômage.

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Parmi ces visionnaires de luxe et autres doux dingues, on trouve entre autres Sarkozy et ses disciples. Toujours prompts la dépense et prompts à la détente lorsqu'il s'agit de tromper le chaland.

De fait, la crise actuelle de la dette souveraine résulte à 100% des nouvelles folies bancaires (qu'on avait juré urbi et orbi de résorber et de bannir) et de l'endettement supplémentaire qui a pesé sur les Etats en 2007-2008  précisément pour sauver le système bancaire, et donc les actionnaires des banques. Elle n'est que la suite attendue de la queue de la comète de 2007-2008.

Deux sauvetages en moins de cinq ans ne peuvent cependant être ainsi mis à la charge des populations de contribuables qui n'en peuvent mais.

 

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05.08.2011

Bourses: il faut castrer les moutons

Le trader est somme toute un animal assez stupide et peu doué.

Il possède un instinct grégaire et suit le mouvement. Il ne sait d'ailleurs que faire ça.

Il existe bien quelques moutons noirs dans la troupe qui eux amplifient préalablement le mouvement ou jouent à l'envers.

Mais tous ces animaux de mauvaise compagnie ont le même effet néfaste sur l'économie réelle: ils la plombent pas leur voracité et l'envie qu'ils ont de tondre le citoyen lambda et l'Etat Z.

 

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Car quand un titre baisse, c'est qu'un quidam apeuré l'a vendu à perte .. et qu'un malin l'a acheté au même moment  avec une idée derrière la tête.

Quand on ajoute à cette image grégaire les gesticulations ridicules et inutiles de la BCE ou de la BNS, ou encore la peur démontrée depuis quelques jours par les gouvernants européens  (très mauvaise conseillère, on le sait depuis toujours) on parvient à la situation actuelle de débâcle générale.

Le marché dicte l'action politique depuis des années. C'est l'inverse qui doit devenir la règle.

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30.07.2011

Justice pénale ou combat de catch?

Dans notre bonne vieille Europe, on aime à prétendre qu'une vérité peut devenir "la vérité" au travers d'un processus judiciaire. Que n'entend-on pas de ci de là que la Cour a tranché, que tel ou tel est reconnu coupable ou innocent, que l'arrêt exécutoire a force de chose jugée, qu'on ne peut dès lors revenir ni sur son dispositif ni sur son contenu, faute de faits nouveaux ou de violations grossières de règles procédurales.

Une sorte d'intangibilité quasi pontificale érigée en dogme et vers laquelle estiment devoir tendre les autorités de poursuite pénale, drapées dans leur quête perpétuelle. On sait, sans que cela soit franchement démontré par les statistiques, que l'erreur judiciaire est présente dans ce système, qui repose sur l'intime conviction et donc sur une part non négligeable de subjectivité gratuite ou de croyance.

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On l'admet néanmoins comme un pis-aller, comme un modèle permettant soi disant aux victimes de "faire leur deuil", de "verbaliser" une fois pour toutes l'outrage ou encore d'obtenir réparation à travers l'octroi de conclusions civiles. Quels que soient ses défauts, et ils sont nombreux, ce système prétend chercher à travers l'ensemble d'un processus calibré, à faire éclater une vérité sur un ensemble de faits donné.

A l'inverse, et l'affaire DSK en est le plus actuel des reflets, le système judiciaire pénal américain se moque complètement de la vérité. Il repose entièrement sur une guerre des camps qui vise avant tout un but: abattre la partie adverse quelle qu'elle soit, quels que soient les moyens utilisés pourvu que l'ivresse de la victoire soit présente. Convaincre avec un dossier que l'on constitue souvent à grands frais, voici ce à quoi travaille un avocat américain. Comme le fait parallèlement son adversaire du moment, le procureur.

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22.07.2011

La Grèce officiellement mise en faillite

L'euro sauvé. Accord historique. Tour de force économique. La presse standardisée se pâme devant l'accord intervenu hier à Bruxelles sur la dette grecque et redouble de titres ronflants.Mais s'est-on seulement posé la question de fond? Celle qui consiste à s'interroger sur deux plans: l'accord suffira-t-il et pour quelles bonnes raisons le citoyen européen doit-il payer les impôts (et les pénalités) que les Grecs ont fraudés durant 40 ans ?

Sur le premier point, l'économie grecque est dans un état tel aujourd'hui qu'aucun redressement n'est actuellement possible. Dès lors que l'accord prévoit des mesures encore plus drastiques que celles qui sont déjà en vigueur, il faudra à cette économie au moins deux décennies avant de retrouver un semblant de soleil.

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Sur le deuxième point, passer un accord est une chose, le mettre en oeuvre en est une autre. Les gouvernants de droite qui ont concocté ce mécanisme complexe oublient une chose d'importance : ils ont été élus, mais leur légitimité dépend du peuple, qui ne va pas les réélire lorsqu'il s'agira de passer de la parole aux actes et de se serrer la ceinture "à la grecque" pour pouvoir financer ce grand bazar.

 

13.07.2011

Encore une potion du Dr. Sarko

Le Présidenticule français fourbit ses armes, ou ce qu'il imagine benoîtement avoir encore en magasin à ce titre, pour entamer vraiment une campagne électorale qui devrait sans doute rapidement lui appeler la Berezina.

Il vient en effet de faire adopter par l'Assemblée Nationale française une "règle d'or" qui préconise en gros que l'Etat ne dépensera pas plus qu'il n'encaisse… et qu'il reviendra à l'équilibre budgétaire sur trois ans.

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Vaste rigolade que ce texte. Qu'il présente comme une invention de son pontificat, mais qui est vaguement inspiré de législations existantes depuis bien longtemps ailleurs en Europe et même …en Helvétie.

Faut dire qu'en matière d'économies, Sarko a fait fort, dans la droite ligne de l'UMP d'ailleurs.

En 2002, la dette française excédait un peu les 900 milliards d'euros. Une paille en somme, pour un pays à la croissance nulle tuée par ses dirigeants.


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12.07.2011

Moody's, Standard & Poor's et Fitch Ratings, cavaliers de l'apocalypse ?

Les trois agences de notation à l'impartialité et surtout à l'indépendance aussi faibles qu'un fil de soie par rapport aux intérêts économiques qui les possèdent sont  à nouveau en train de faire des ravages avec leurs appréciations brutes et de brutes.

On dégrade à tout va et les marchés paniquent. Il faut dire que le trader de base est aussi intelligent qu'un mouton de seconde zone diminué intellectuellement qui suit aveuglément les ukases émanant du trio infernal. Et comme Panurge n'est jamais loin du mouton, l'effet amplificateur est saisissant. Mais sont-elles pour autant des cavaliers créant et amplifiant les difficultés actuelles des États sur leur dette souveraine ? au point de conduire le système entier dans le mur?

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Ce serait aller un peu vite en besogne que de le penser. Les responsables de la pagaille monumentale actuelle sont les politiques de droite, qui malgré les bonnes résolutions prises juste après la crise de 2008 à grands coups de déclarations qui n'ont été suivies d’aucun effet, laissent la finance internationale jouer avec la bride sur le cou.

Les gouvernants qui voudraient la tête de ces fameuses agences sont ceux justement qui n'ont rien fait. Ou en tous cas pas fait ce qu'ils avaient dit. En tête Sarkozy, Merkel et Obama qui a , en passant, jusqu'au 22 juillet pour éviter légalement que les USA soient en cessation de paiement. Un joli programme ...

 

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02.07.2011

DSK: Cy Vance a totalement dérapé

Faire sa publicité électorale sur le dos d'un très gros gibier, telle a été la seule et unique raison d'agir du procureur Cyrus Vance junior, qui n'est pas franchement un junior dans son entêtement.

Il apparaît aujourd'hui que dès les premières heures après la dénonciation par la camériste, les versions divergeaient et ne pouvaient confiner à une quelconque vraisemblance. Dans un tel cas, la plus grande prudence s'imposait.

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Non pas tant sur la base de l'enquête générale de moralité et de crédibilité à laquelle le DA de New-York s'est maintenant livré, mais par la simple mise en relief des éléments de faits rapportés par la plaignante.

 

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