01.05.2012

Sarko est cuit: encore faut-il le dresser!

Un plat mitonné durant de longues années et de longs mois de campagne, le tout en cuisson plutôt lente, il convient de le parachever  avant de le servir aux convives affamés.

Ces derniers temps, Sarko termine son chaotique parcours par une adhésion pure et simple aux pires thèses du FN, et ceci sans la moindre vergogne.

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On va devoir encore le subir quelques jours (seulement), notamment au travers d'un  débat télévisé au cours duquel il ne pourra pas "exploser" son adversaire, selon ses propres termes, mais sera simplement empêché de séduire. Et donc réduit aux seconds rôles.

Séduire fait partie de son caractère le plus profond. Peu importe que pour ce faire il mente ou dénigre, qu'il invective ou insinue. Tout est bon dans le cochon, dit-on. On n'est pas sûr cependant que l'animal politique qu'il est participe de cette race. Il se rapprocherait plutôt du vautour sans scrupule, qui parachève le travail des hyènes qui l'entourent.

 

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25.04.2012

CarPostal roule en France

C'est assez marrant.

Sans le clamer sur les toits, notre entreprise emblématique suisse CarPostal roule en France, et ceci depuis 2004 déjà.

Et pas juste près de chez nous, puisque des réseaux existent du côté de Montpellier qui portent la fameuse marque à la trompe jaune.

On ne sait pas trop qui a eu l'idée brillante d'expatrier le service  de CarPostal.

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Ce que l'on sait en revanche, c'est que du côté helvétique, la même entreprise ne cesse de racler les fonds de tiroirs pour faire des économies, d'utiliser des bus antiques que Jules César n'aurait pas reniés, mais surtout de supprimer des dessertes ou des boucles de service au motif qu'elles ne sont pas rentables.

Sur son site internet français, la filiale du géant jaune abreuve le chaland de slogans subtils du genre:

"CarPostal garantit aux Autorités Organisatrices des prestations de qualité, avec pour objectif la satisfaction des besoins des clients voyageurs".


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10.04.2012

Vaud: un exemple pour l'Europe

Il y a quelques jours, le canton de Vaud a vu son gouvernement passer historiquement de la droite conservatrice à la gauche rassembleuse.

Un événement, puisque depuis le 19e siècle, une telle configuration gouvernementale en Pays de Vaud n'avait jamais existé, les partis de droite confisquant le pouvoir avec l'aval du peuple, il est vrai, des décennies durant.

En plus, cerise sur le gâteau, une majorité de quatre femmes sur sept ministres fait du gouvernement vaudois sorti des urnes le 1er avril le seul en Suisse dans cette configuration résolument moderne et décomplexée.

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L'origine de ce changement est à rechercher dans l'extrême pauvreté du discours de la droite, dans la vacuité politique d'une alliance qu'elle a passé avec l'extrême-droite et aussi bien sûr dans le fonds du travail effectué depuis des années par des ministres de gauche qui s'emploient à démontrer que l'art de gouverner passe aussi par le compromis intelligent, surtout quand on est minoritaire.

 

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02.04.2012

Vaud: la majorité bourgeoise enfin à terre

C'est fait. Malgré l'argent, malgré le soutien patronal encore manifesté de façon assez minable cette semaine à Chavornay par un secrétaire général de la FPV à côté de la plaque de façon caricaturale, malgré une arrogance manifestée au fil des siècles, la droite et le centre vaudois se sont aplatis.

Ils ont perdu historiquement une majorité qui leur appartenait depuis que la canton de Vaud est ce qu'il est. Alors bien sûr on minimise à droite. On rappelle un bilan en demi-teinte, on se gargarise de mots.

Mais la victoire de l'alliance rose-verte est totale dans la mesure où même dans certaines campagnes reculées, le blochérien de service Voiblet, candidat contesté de l'alliance, a mordu la poussière.

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Enfin serait-on tenté dire, car depuis que ce parti existe dans sa forme actuelle, il n'est qu'un corps étranger nuisible à la démocratie. Croire en sa supériorité éternelle et sa capacité d'apporter le salut au petit peuple tout en lui mitonnant des solutions extrêmes et déséquilibrées à l'abri de ses cuisines, c'est fini.

 

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21.03.2012

Sarkozy en mode écarlate

Faire passer Vigimachin en mode écarlate, il en rêvait depuis 10 ans, depuis qu'il gère la flicaille de France et de Navarre, le nain.

Et voici qu'un sinistre individu lui donne l'occasion d'expérimenter ce grand moment de jouissance juste avant de prendre sa retraite. Inespéré.

Des cohortes de gugusses casqués ont donc déferlé vers Toulouse et sa région depuis 48 heures. La France ne parle plus que de ça.

Oubliant peut-être de prendre le recul nécessaire et d'analyser le sens de ce déploiement de forces aux allures de mobilisation de guerre. Oubliant aussi que le RAID a merdé, selon l'un de ses anciens, en ratant ce matin la neutralisation du suspect et en n'ayant pas encore réussi à le capturer douze heures après.

 



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Car pour l'instant, il n'est que suspect celui dont on parle. Même si Guéant l'a déjà condamné sept fois, avec sa façon de déconner à chaque fois qu'il l'ouvre.

Doit pas être pratique comme ministre le sinistre de droite. Il faut qu'il en rajoute à chaque fois qu'un micro pousse devant lui. Quitte à perturber les opérations d'enquête, peu importe.

 

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12.03.2012

Valais: la punition

Depuis des lustres et des lustres, le Valais pleure misère. Quand ce n'est pas le loup, ce sont les tomates, quand ce ne sont pas les tomates, c'est la peste, ou le choléra, ou encore les maladies cryptogamiques attaquant le raisin.

Et quand ce ne sont pas les maladies, c'est la difficulté d'habiter en hauteur, le manque d'université, les vaches qui coutent cher, le prix du lait, le vin blanc étranger, l'étranger tout court (sauf pour payer les hôtels et les résidences secondaires, ou pour skier à prix d'or).

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Bref, ce canton devrait plaire à Sarko, car il est en perpétuelle position d'assisté.

Assisté par les autres cantons qui déversent sur lui des centaines et centaines de millions de francs obligés et résultant des grands avantages de la péréquation intercantonale.

29.02.2012

La BCE en plein délire

800 banques européennes sont à nouveau à la fête: la BCE vient de leur offrir plus de 530 milliards d'euros de crédit sans aucune contrepartie sérieuse au taux de 1 % sur trois ans.

Du crédit en blanc sur leur bonne mine, si l'on peut dire. Une telle opération appelée LTRO est la deuxième du genre initiée par Mario Draghi, transfuge de Goldman Sachs en charge de la BCE, depuis décembre dernier (celle de décembre se montait à 489 milliards d’euros ...).

 

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Elle est officiellement censée " permettre aux banques de soutenir la croissance économique en prêtant aux ménages et aux entreprises".

Une nouvelle fois, la doctrine néo-libérale conduit n'importe où en passant par le mur.

D'abord, une telle inondation sans distinction de bonnes et mauvaises banques n'est rien d'autre que de la pure fabrication de monnaie à partir de rien.

D'autre part, le bilan de la BCE commence à ressembler à celui de Lehman Brothers avant son explosion.


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26.02.2012

UDC Vaud: prémices d'une rupture?

Les élections cantonales vaudoises ont lieu dans quelques jours.

Juste le temps de laisser les profs prendre encore un peu de repos avant de faire "campagne" pendant les derniers jours avant le 11 mars.

Et parmi la pléthore de candidats qui tentent le saut dans l'inconnu que constitue un mandat à Lausanne, on trouve nombre de candidats UDC tous plus crispés les uns que les autres. Ils ne le disent pas publiquement, mais les frasques au niveau suisse du grand parti auquel ils appartiennent leur font peur. Peur de perdre ici encore des précieux sièges.

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Le déficit d'image récolté grâce aux colères de la troïka blochérienne déteint fortement dans l'opinion interne au parti jusque dans les coins reculés du Pays de Vaud.

Au point d'ailleurs qu'il faut peut-être y voir comme une sorte de début d'espoir:  chez bon nombre de candidats UDC, le discours politique somme toute assez  débile et dépassé consistant à stigmatiser l'étranger ou à combattre les "faux" réfugiés ne montre même plus le bout de son nez.

 

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19.02.2012

Grèce: pourquoi ça ne suffira pas

On imagine que tant le FMI, les banques que l'UE vont remettre demain ou après-demain la main au portemonnaie pour encore une fois sauver la Grèce de la faillite.

Un coup à plus de 200 milliards d'euros, sans compter les injections sous-cutanées du FMI.

Avec ce programme de réjouissances, les banques grecques ne vont pas supporter longtemps la cure: elle devront tôt ou tard être recapitalisées. Et c'est finalement bien là le problème.

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Tous les plans qui se succèdent partent de l'a priori simplet que le sauvetage des Grecs doit passer par celui des banques grecques au préalable. Or c'est justement ce qui empêche la système de fonctionner.

Au plan mondial et européen, on a maintenant donné en suffisance aux banques privées depuis 2008: elles n'en tiennent pas compte et leur actionnariat ne mérite donc aucun égard supplémentaire.

 

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12.02.2012

Faire exploser la Grèce?

Ce dimanche n'est pas de tout repos pour le Grec moyen.

Son parlement est en effet réuni pour accepter le couteau européen et mondial que les créanciers des Hellènes lui placent sur la gorge.

Un texte qui prévoit notamment un abaissement de 22% du salaire minimum, ramené à 586 euros brut sur 14 mois, la suppression dans l'année de 15.000 emplois publics et de nouvelles coupes dans certaines retraites. Entre autres joyeusetés.

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Faute d'acceptation de ce  texte, les rallonges de mars ne viendront pas et le pays sera livré à lui-même. C'est du moins la version officielle qui est servie avec l'ouzo du dimanche.

Mais comme le dit le "digne" représentant des banques créancières le dénommé Charles Dallara: "Les députés grecs doivent comprendre ce qui est en jeu et reconnaître qu'au-delà de la rigueur il y a des profits nombreux et tangibles à attendre".

 

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02.02.2012

Le nouvel évangile selon Uli Windisch

Le sociologue multi-cartes remet la compresse avec son nouveau site lesobservateurs.ch, pour expliquer au monde entier pourquoi il pense juste et pourquoi les autres ont tort.

Pourquoi seule une pensée de droite bien rigide et dépassée a sa place dans le décor naturel de l'analyse.

Pour nous servir sa soupe il ne crache d'ailleurs pas dedans, largement soutenu qu'il est par des financiers du genre Tettamanti/Bazler Zeitung et autres.

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L'ennui avec Windisch, c'est que son écriture n'est guère affriolante, et que malgré son âge avancé, l'ordonnancement de sa rhétorique laisse encore largement à désirer.

De la rage dénigrante, il tire un stupéfiant "Ne pas se laisser intimider", qui n'est pas sans rappeler le "Ne pas subir "de la Nation. Qui lui au moins avait de la tenue intellectuelle.

 

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29.01.2012

442 boucs UDC pour le maintien

Ce ne sont que 25 pauvres brebis égarées dans la masse visqueuse de près de 450 délégués d'une UDC de plus en plus minable qui ont fait preuve d'une peu de logique ce dimanche: admettre de ne plus participer au gouvernement.

Car le reste du troupeau a préféré la solution bancale logiquement, mais politiquement utile, de conserver un relais au gouvernement.

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Pas tant pour gouverner ou pour avoir des idées d'ailleurs, mais essentiellement pour tirer profit d'une information privilégiée qu'elle n'aurait pas sans cette participation sans gloire.

Sous l'impulsion de ses brillants porteurs de neurone, le parti a encore décidé de pratiquer dorénavant "la résistance constructive" qui est à la concordance modèle UDC ce que la musique militaire est au concerto classique.

 

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17.01.2012

France: et la dette globale, on en fait quoi?

Après l'épisode cacophonique de la perte du triple A et les grandes envolées peu lyriques qui ont marqué le discours politique à droite ces derniers jours, il serait peut-être temps de se pencher sur les solutions que les hérauts de "la France des lève tôt et tu gagneras plus ainsi" proposent.

Ou plus exactement ne proposent pas.

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Car dans un enfumage de première bourre, aucun des candidats de Marine à Bayrou compris ne songe à autre chose qu'à réduire le déficit structurel de la France. Il y a bien par ci par là quelques idées productrices en théorie de nouvelles recettes, mais elles restent des plus improbables et des plus vagues.

Réduire le déficit, c'est trop tard, braves gens. Il convient en effet non pas seulement d'éliminer immédiatement tout déficit courant, mais encore de dire comment ce grand pays avide de vie à crédit va pouvoir concrètement réduire sa dette globale.

 

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14.01.2012

France et triple AAA: agir vite et bien

La France a perdu son triple AAA.

De fait elle l'avait perdu il y a déjà quelques mois, malgré et grâce aux gesticulations du pouvoir.

Cette perte ne va pas changer le quotidien du Français buvant son petit noir au zinc lundi prochain.

En revanche, si des mesurettes continuent d'être prises au lieu de véritables mesures, il pourrait bien trouver rapidement que son café devient amer.

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Le luxe de l’État français doit être immédiatement stoppé. Les multiples traitements à des fonctionnaires qui ne font rien aussi. Le gaspillage invraisemblable de ressources en plus. Les milliards de la formation professionnelle réorientés vers des horizons véritablement consacrés à leur but.

04.01.2012

Myopie très française

Des bataillons de fiers serviteurs à l’œuvre 24 heures sur 24 dans des dizaines d'illustres et couteux palais. Des centaines de députés et autres sénateurs aux traitements très éloignés du SMIC. Des milliers de permanents syndicaux choyés comme des volailles de Bresse. Des fonctionnaires en considérable surnombre par rapport à n'importe quel autre pays d'Europe.

Un temps de travail ridiculement bas. Des vacances et autres RTT qui s'accumulent au point que chaque weekend deviendra bientôt rouge pour le fameux Bison. Une allergie aux langues étrangères que l'on retrouve même au sommet de l’État, sans doute comme gage de la fameuse exception culturelle française.

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Des PME sous-performantes dont beaucoup de patrons s'avisent seulement en 2010 qu'il serait peut-être opportun de se mettre à exporter. Une balance commerciale dramatiquement déficitaire. Une gestion conduite plus sur un mode amateur que sur des principes sérieux.

Une arrogance qui confine à la fatuité. Une industrie mourante que l'on veut stupidement faire revivre dans son ancienne forme, alors que si elle est morte, c'est pour de bonnes raisons. Un coût du travail extravagant. Une productivité réelle en dessous de tout. Un Etat omniprésent et multi-couches. Des finances publiques en décrépitude. Etc…


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17.12.2011

Dommage: l’UDC reste au gouvernement

Personne n’a jamais cru un instant que la formation qui pue le bouc et ne sait pas où elle va imaginerait quitter le gouvernement pour entrer franchement dans l’opposition.

Tout en admettant, d’ailleurs, non sans une bonne dose de bêtise, « avoir à la fois un pied dans le gouvernement et l’autre dans l’opposition » (Hans Fehr).

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En avouant ainsi ne pas vouloir tuer le père, celui qui a guidé et financé la démarche d’une vie, les caciques de l’UDC montrent une fois encore que leur engagement ressemble plus à l’appartenance à une secte pseudo évangélique qu’à l’adhésion à un parti politique.

Ce n’est pas tant le bien commun qu’ils défendent, mais la foi en une sorte de credo pour une politique « discount » qui fait fi des vrais problèmes pour s’attaquer aux fantasmes.

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06.12.2011

Merkozy: le théâtre guignol!

Des mois, des années que les gouvernements allemand et français auraient dû prendre la mesure des dangers résultant de la crise financière créée de toutes pièces par les banques, anticiper les répercussions de cette dernière sur les économies dites réelles et prendre les mesures qui s'imposaient.

Au lieu de ça, de sommet en sommet et de déjeuner de travail en petit-déjeuner de complaisance, les deux ténors du blabla vide nous proposent un millefeuille de traités et d'accords internationaux supplémentaires à deux ou trois vitesses censés endiguer la vague, mais qui, à supposer qu'ils entrent un jour en vigueur, ce qui est très loin d'être fait, ne sauraient en aucun cas résoudre les problèmes existants de la crise de la dette.

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Ce n'est pas dans trois ans qu'il conviendra de mettre en oeuvre de nouvelles dispositions, mais c'était il y a un an déjà.

C'est dire si la façon de voir de ces deux dirigeants est aussi inutile que néfaste. Tous deux creusent les trous, et se refusent à les boucher par de bonnes méthodes.

En plus, avec leur monomanie de la disette imposée, Merkozy pérorent jour après jour une situation que les marchés leur reprochent à grands coups de menaces de dégradation de notes de solvabilité.

 

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01.12.2011

La Suisse passe-t-elle à l'euro?

Les banques françaises ont perdu environ 100 milliards d'euros de dépôts à court terme en provenance d'investisseurs étrangers, rien qu'au mois de septembre.

Cette centaine de milliards a été "compensée" par des emprunts auprès de la BCE. Cette fuite de capitaux n'a d'ailleurs pas commencé en septembre, mais bien avant, disons en gros au début de l'été.

Mercredi, 6 banques centrales dont la BNS ont pris des mesures sur les taux des opérations en dollars américains, en vue de redonner de la liquidité au marché interbancaire.

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Pour une fois Baroin ne critique pas la Suisse mais consent même à juger l'action concertée des banques centrales (Fed, Japon, UK, BCE, Canada et Suisse) comme "très positive". On n'entend ni Pécresse en écho ni bien entendu Sarko, qui ne trempe pas ses mains dans ces aspects "techniques".Dont acte.

Certes la BNS est théoriquement indépendante en Suisse. Un peu à l'image de ses consœurs. Mais cette indépendance n'est qu'une posture de façade: de fait elle se range aux côtés des grands chambellans de Berne qui font et défont ce que le gouvernement helvétique croit décider.

 

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19.11.2011

Et si on notait les agences de notation

Les agences de notation n'ont pas bonne presse ces temps-ci, à part chez quelques banquiers idéalistes qui se raccrochent aux branches.

Les fonds souverains sont de plus en plus mystérieux, à l'image aussi des spéculateurs qui font et défont les gouvernements de la vieille Europe.

Et cette dernière regarde passer les trains avec l'air un peu inquiet de la vache qui broute simultanément dans son pâturage de rêve.

Les Etats sont apeurés au risque de voir leur fameux triple A se désintégrer en vol pour retomber, comme un soufflé mal cuisiné en un magma informe à peine qualifiable de BB+.

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Mais finalement, qui sont donc ces marchés financiers tout puissants auxquels le citoyen doit se soumettre par procuration, puisque ses dirigeants le font par intérêt et par obligation. Et si on se mettait à leur coller aussi une note, aux agences de notation qui dérangent. La moralité, le respect de normes éthiques, le respect de l'environnement, des droits des travailleurs et des droits humains devraient permettre de noter sans difficultés trusts, multinationales, fonds souverains et autres faiseurs et défaiseurs de gouvernements.

 

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10.11.2011

CSS: une assurance ni chrétienne ni sociale

Soit une assurance qui se dit sociale et chrétienne.

Une assurance qui « détient » en portefeuille de bons et mauvais risques, comme ses consœurs, mais aussi des assurés fidèles, dont un « exemple » depuis plus de cinquante-deux ans.

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L’exemple en question, de sexe féminin, n’est certes plus tout à fait en âge de courir le 110 mètres haies en compétition. En revanche, elle n’a franchement pas coûté grand chose à cette fameuse CSS, qui lui rembourse bon an mal an quelques parts sur des médicaments standards et un ou deux rendez-vous de médecin.

En recevant sa prime maladie pour 2012 (uniquement la prime de l'assurance de base Lamal) , notre exemple a eu la surprise de constater que celle-ci passait de Fr. 394.95 en 2011 à Fr.427.50 en 2012, soit une augmentation de plus de 8.2 %. Largement au delà de la prime de référence vaudoise de la zone 2 qui permet l’octroi d’un subside.

 

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07.11.2011

Dette: réaction primaire de la France

Sarko prié par Merkel de mettre de l'ordre dans les finances de son empire prévoit semble-t-il un mélange de quarts et de demi-mesures ni subtil ni efficace pour gratter au total, par couches successives, quelques 8 à 10 milliards sur le dos du Français moyen.

Histoire de bien lui faire comprendre ce que coûte les conneries libérales.

Outre que ces rustines ne serviront à rien sauf à alourdir encore le poids de la crise pour les plus défavorisés, elles sont le reflet de l'incapacité de la France à penser et à faire simple.

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Elle a tellement voulu multiplier les petits cadeaux et autres niches en faveur des nantis qu'elle ne sait plus où donner de la tête. Son système fiscal est une sorte de paradis pour les riches, a condition qu'ils l'étudient.

En volume, la France est sans doute le plus grand paradis fiscal de l'Europe. Mais elle n'ose pas le crier sur les toits, puisque combattre ces paradis est redevenu une manie de Sarko.

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25.10.2011

La jonglerie des milliards

Depuis la crise des subprimes en 2008, les inepties bancaires nous ont conduits à tenter de raisonner en milliards.

Au point que cette mesure remplit les colonnes des quotidiens et des revues spécialisées à journées faites.

Sauf que le milliard, c'est beaucoup, et qu'il est très difficile d'en appréhender concrètement la mesure.

Mille millions en effet, ce n'est pas rien, et en plus les anglo-saxons ont trouvé utile de baptiser ça le billion, histoire de brouiller un peu les pistes.

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La banalisation du milliard devient très inquiétante, surtout lorsqu'elle est le fruit des politiques et des trop fameux experts: on parle de cette mesure comme du prix de la baguette ou du café.

On en oublie son immensité, son importance, pour finir par le considérer presque comme un "simple" million, ou du moins comme quelque chose d'approchant.

 

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20.10.2011

L'insoutenable lourdeur de l'UDC

On sait depuis des années que l'UDC n'a qu'une idée en tête: tromper le chaland sur ses buts profonds en détournant son attention.

Pour ce faire c'est un parti champion du contre et du non, qui aime stigmatiser l'étranger qui fait peur, car ça paye et qui pour le surplus possède un corpus idéologique assez misérable mais clairement teinté d'extrême droite.

Une Suisse forte, disent ses membres en choeur, répétant à l'envi ce que le service de presse du parti leur a préparé.

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Car ses têtes "pensantes" n'osent pas dire que leur idéal ressemble à une maquette de train électrique perdue dans un monde dont il faut se méfier. L'autre fait peur.

C'est d'ailleurs pour ça qu'il faut conserver en Helvétie des tonnes d'armes à sous-munitions, en vue de la prochaine attaque terrestre que le pays ne manquera pas de subir. En attendant, il faut économiser pour que l'armée soit forte, peu importe si le chômage, l'assurance-maladie, l'AI et les autres remparts sociaux doivent pour cela être démantelés les uns après le autres. Une Suisse vieille de deux siècles et isolée du monde, voilà l'idéal inavoué de  l'UDC.

 

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07.10.2011

Dexia, le plouf et l'état social

En 2007, puis en 2008, on le disait ici: la seule solution est de nationaliser les banques. On l'a encore répété dans un billet du 14 août. Et ce que d'aucuns considéraient il y a peu encore comme une prédiction non fondée se révèle être aujourd'hui une véritable nécessité sociale.

Le banquier est un gangster qui refuse de se plier aux règles du jeu social, et même aux règles du jeu bancaire qu'il concocte lui-même dans de petits cercles d'initiés. A l'image du gosse qui pique une crise, il n'y a donc qu'une façon de le faire plier: lui prendre son pouvoir de force et son porte-monnaie.

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En 2008, tous les Etats (et donc les citoyens) ont dû mettre la main au porte-monnaie pour sauver le système bancaire. C'était paraît-il (ça reste de plus en plus à démontrer)  la seule façon d'éviter une explosion généralisée du système. Si dans certains cas, les citoyens ont été remboursés, dans beaucoup d'autres on a introduit dans des "Bad Banks" ou autres engins de défaisance nombre de milliards qui, au fil du temps, vont devoir être payés par le contribuable.

C'est en tous cas ce qui se passe en Helvétie, où personne ne sait aujourd'hui encore ce que coûtera le premier sauvetage UBS. Mais ce que l'on sait c'est que ça coûte chaque jour.

 

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20.09.2011

Nouveau produit dérivé flamboyant à coter: le panier d'économistes

Ahurissant ou plus exactement conforme à la tradition.

S'agissant de l'explication des causes de la crise actuelle, de la position à adopter pour en connaître le moins possible de péripéties supplémentaires et de conséquences néfastes, tout ce que la terre et quelques planètes pas très éloignées comptent d'économistes, de banquiers, de traders et de spécialistes de la finance se contredisent.

Quand Sapir veut voir la Grèce faire défaut, Dessertine trouve cette voie exclue et dangereuse.

Quand DSK prétend que chacun devra prendre ses pertes, Fillon l'apostrophe.

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Quand Attali voit le diable à sa porte, Geithner prétend que l'Europe n'en fait pas assez. Quand Blocher est contre toute intervention politique de la BNS, Blocher … change d'avis.

Bref, le monde des omniscients est en émoi, comme plongé dans une crise de doute non cartésien et pas plus méthodique qu'harmonique.

 

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