24 Heures

07.02.2010

Tu Rebecque teras sur le dos de l'autre

"Tout impôt détourne des ressources d'une utilisation révélée préférée et financée par ceux qui la souhaitent pour l'affecter à des buts qui peuvent très bien n'être souhaités que par les agents de l'État " (Credo du Centre pour la concurrence fiscale)

Du côté du Boulevard de Grancy dans la ville de Lausanne si chère à un certain Moix, plumitif de troisième zone et intellectuel autoproclamé,  se niche un bidule qui se nomme Institut Constant de Rebecque, avec la particule siouplait, histoire de faire plus classe et surtout plus mystérieux, peu nombreux étant ceux qui connaissent l'identité complète de notre Benjamin cantonal/national.

Le credo de l'Institut est admirablement contemporain et particulièrement tourné vers le bien des peuples. En voici deux exemples, perles parmi les pourceaux : " Ce que la Suisse doit redécouvrir, c'est la boussole lui permettant de sortir de façon ordonnée d'un étatisme à bout de souffle" ou encore "Dans quel autre pays [que la Suisse"] trouve-t-on tant de prospérité et si peu de chômage, des taux d'intérêt si bas en l'absence d'inflation? Où les gens disposent-ils d'épargnes individuelles plus étoffées ?"

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Réflexion libérale et recherche prospective, voici les deux mamelles de l'engin. Qui n'est pas qu'un machin puisqu'il se compose de redoutables experts parmi lesquels trône même un philosophe.

Faut dire que ce gratin est très proche d'une certaine Société du Mont-Pélerin (la maison mère des think tanks néolibéraux), dont le prochain Meeting annuel aura lieu en octobre 2010 à ... Sydney, loin des yeux, du cœur et oreilles indiscrètes de l'Européen moyen qui travaillera, lui, au bien commun dans son usine en voie de délocalisation.

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05.02.2010

2e pilier : la droite au casse-pipe

Avec l'appui logistique et financier des assurances, ou plus exactement en puisant par dizaines de millions dans les caisses des mêmes assurances (et assurés donc) pour financer une campagne débile pour une proposition qui l'est encore plus mais qui a passé la rampe des Chambres fédérales, la droite est en train, une nouvelle fois, d'aller au casse-pipe, et c'est tant mieux.

On ne touche pas à des acquis sociaux minmaux et surtout au porte-monnaie du contribuable assuré après lui avoir promis monts et merveilles sur le système de la capitalisation, ce même système qui permet tous les excès en particulier au niveau des bonus et autres friandises bancaires ou de groupes de bancassurances. La gueule enfarinée les élus de droite ne savent plus à quelle mamelle têter pour trouver des arguments intelligents.

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Il faut dire que dans ces formations, le pourcentage d'imbéciles heureux le dispute à celui des naïfs compromis ou des profiteurs. Ces zèbres ont voulu inventer un modèle de retraite qui soit performant : ils se retrouvent avec une vieille bagnole rouillée et pourrie à peine digne du système de retraite du Malawi.

La défaite béréziniaque annoncée par les sondages payés cher mais tenus étrangement secrets en violation de toutes les dispositions réglementaires sur l'obligation d'informer sera une étape dans la reconstruction pénible mais juste d'une sécurtié sociale digne de ce nom et dans un pays qui dispose largement de quoi faire en sorte que la dignité minimale du retraité soit assurée.

 

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03.02.2010

Merz, le pape Benêt 16 et sa cour

Depuis quelques semaines, à l'initiative de nos scénaristes débiles de la capitale fédérale, on assiste à un raz de marée de désinformation caractérisée. Désinformation d'ailleurs reprise en chœur par les avocats-fiscalistes autoproclamés (une espèce proche du crapaud gonflé et qui n'a aucune qualification reconnue comme telle)  qui se répandent avec délectation dans la presse et y racontent n'importe quoi.

Comme s'y répandent les fines lames de la presse d'analyse ou encore le gros des troupes des politiques bêlants et qui ne comprennent même pas ce qu'ils lisent.

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Le brave Hans-Rudolf se trompe de cible depuis des mois voire des années (c'est aussi courant que le sourire bête chez lui), en menant sa croisade pour renouveler les conventions de double imposition conclues par la Suisse.

De telles conventions fiscales existent en effet, et il faut le rappeler en soulignant trois fois, exclusivement pour éviter la double imposition et régler les modalités pratiques prévues pour l'éviter ou se conformer à ce but.

Dans cette optique, et seulement dans cette optique, il existe différentes clauses d'échange de renseignements, possibles et ceci seulement dans le cadre de  l'application de la convention donnée entre le pays X et la Suisse (et non pas pour devenir un évangile selon Hans Rudolf, Sarkolèon, la sémillante Lagarde, le révérend Woerth ou encore sainte Angela de l'outre-Rhin).

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