24 Heures

29.06.2009

Cyberflics: saison 2

On a consacré un billet récent au manque de sérieux de certains cyberflics qui, un peu à l’image de leurs homologues qui eux mettent la truffe à la fenêtre sont toujours plus prompts à raconter leurs prétendus exploits et réclamer le paiement d’heures supplémentaires imaginaires qu’à chercher à se perfectionner.

Par exemple à savoir écrire au moins 20 mots sans faute d’orthographe, ce qui est plutôt rare dans certains cantons, mais pourrait parfois s’avérer utile notamment quand on veut se faire passer pour quelqu’un d’autre sur un forum … actuellement en toute illégalité.

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Une information parue ce jour au sujet du Pornogate jurassien dans lequel ont trempé hauts fonctionnaires et magistrats, juges et procureur général ne manque toutefois pas une nouvelle fois de soulever des questions énormes sur la prétendue capacité professionnelle des cyberflics. En effet, ayant épinglé quelques gugusses les fins cyberlimiers ont facturé environ Fr 100′000.– pour avoir enquêté. Dont acte.

Mais d’après l’information en question, vite retirée et anonymisée sur le site de la RSR, “dans trois cas, le gouvernement renonce à toute sanction. Un dernier cas a été transmis à un autre employeur. Un 28e cas, le plus grave, n’a pu être identifié. Le système informatique installé dans un service ne permet pas en l’état de déterminer qui est l’auteur des consultations. Ce sont 18 services sur 80 qui sont concernés“.


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28.06.2009

Cyberflics : coup de filet ou coup de sac ?

On précise d’emblée ici que la traque sur internet de pédophiles de tous poils est parfaitement justifiée. A condition évidemment que ce soient des pédophiles. Et que la traque soit menée conformément à la loi.

Or le Matin Dimanche de ce matin fait des choux gras pour donner dans le sensationnel et au passage plaire aux cyberflics de l’administration vaudoise, toujours tapis derrière une souris et qualifiant une affaire récente d’affaire du siècle, ou plus exactement de réseau mondial de pédophiles …

Voyons donc un peu de plus près à quoi ressemble cette envolée lyrique du plus bel effet commercial en ces temps de vaches maigres même pour le volumineux hebd(r)omadaire.

Le dénommé Arnold Poot (on sait pas comment ça se prononce) le chef cyberflic vaudois qui tire plus vite que l’ombre de son portable a donc recensé 2299 adresses IP uniques.

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Bien joué Poot. Ceci dit c’est une nouveauté technique que l’adresse IP unique dans un monde où la majorité d’entre elles ne le sont justement pas, et surtout vont grandir en nombre avec l’application du protocole IPV6. Mais bon on admettra cette information, puisqu’il la donne le Poot.

Et pour reprendre ses dires, repris eux-mêmes par le Matin, “nous devions agir vite, car nous savions que dans certains pays les fournisseurs d’accès ne conservent la trace des adresses IP que quelques mois, voire quelques semaines“. Plus loin il nous raconte que “sur les 78 pays touchés par cette affaire, trente ont demandé que les dossiers et les preuves leur soient envoyés afin d’ouvrir des poursuites“.

Enfin, juste pour le dessert, on apprend que l’ancien webmaster du site vaudois incriminé a été entendu comme témoin … au début de l’été passé. Donc en juin 2008.

Et qu’enfin quelques condamnations ont été prononcées et des gugusses arrêtés en Ploogne .. mais pas encore ni incriminés ni condamnés. Sauterel, le porte-flingue des flics vaudois ajoute même que “c’est la plus grosse affaire de ce genre démantelée en Suisse“: 32 cas suspects mais pas 32 condamnations … 30 pays seulement (on aurait bien aimé savoir lesquels n’avaient rien demandé …)


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25.06.2009

VD: d'Artagnan gnan

Ça fait 10 ans déjà que dans le brave canton de Vaud on étudie une réforme de la police, ce si beau corps qu’il convient de maintenir musclé et prêt au combat (surtout pour le paiement des heures supplémentaires effectuées au bistrot).

On se souvient sans doute d’un projet pilote parmi les pilotes qui s’intitulait Police 2000. Celui-ci aussi a déjà coûté la peau des fesses d’au moins une compagnie de sergents de gendarmerie ventripotents (pléonasme pardon), mais rien n’a changé depuis, tant le Grand Conseil pédale dans le kirsch policier.

Alors les braves flics cantonaux ont lancé leur grande offensive d’Artagnan pour une police unique, nique nique, nique qu’ils font d’ailleurs déjà à leurs petits collègues sous développés des polices communales qu’ils font exprès de rabaisser en ne les tenant volontairement pas au courant de ce qu’ils font à 3 kilomètres du centre de la localité. C’est pour ça qu’à Morges par exemple, les flics municipaux qui s’ennuient à deux cents francs l’heure ont mis pour plusieurs millions d’amendes en 2008. Faut bien qu’ils aient ou donnent au moins l’impression de servir à quelque chose.

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Et maintenant le Grand Conseil et le gouvernement ont concocté une soupe infecte intitulée police coordonnée qui est une sorte de mauvais mélange entre gendarmes, flics municipaux et voleurs. On pourrait en rire aux éclats si les études et le temps passé sur ces projets n’avaient pas déjà coûté des millions en vain, pour de toutes façons finir d’une façon prévisible : la police vaudoise sera unifiée tôt ou tard, car toute autre solution relève de la politique municipale du 19e siècle.

Les braves municipaux et syndics qui s’acharnent à vouloir garder leur chère police municipale n’osent jamais dire combien elle coûte cher pour pas grand chose voire rien (Lausanne excepté). De leur côté les supporters du tout au gendarme, parmi lesquels d’autres syndics et les syndicats de bouchers, ont l’illusion que la cotisation municipale qu’ils vont devoir payer ne coûtera pas cher en cas de police unifiée… doux rêveurs.

Et ces millions dépensés en études vaines et stupides conduisent maintenant à une votation populaire en septembre prochain, votation au sort aussi incertain que le caractère d’un commandant des flics cantonaux par temps d’orage.

 

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24.06.2009

Il cache quoi Hans-Rudolf ?

Les silences de Hans-Rudolf Merz en matière fiscale cachent sans doute d’étranges compromis sur le plan moral

Le processus législatif est connu en Suisse notamment pour être lent et complexe. La vitesse de fonctionnement d’un conseiller fédéral bourgeois est un peu à l’image du processus législatif lui-même, et encore faut-il qu’il travaille, ce qui est loin d’être toujours évident malgré les apparences.

On aura aussi remarqué au fil du temps que la fameuse excuse selon laquelle tout prend toujours plus de temps qu’on le croit au départ est devenue une règle de vie politique, un sorte de réflexe pavlovien de membre de l’exécutif fédéral, perdu sans sa pléthorique cour des experts et autres admirateurs payés pour l’encenser.

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Et voilà que dans un domaine particulier et sous la pression des baïonnettes, Hans-Rudolf Merz est en passe de battre des records de vitesse en matière de signatures d’accord de double-imposition. Etrange et soudain changement de régime moteur.

Certes ce n’est pas de son plein gré que pour une fois il se hâte, mais en tous cas à l’insu de sa nature profonde. En deux temps trois mouvements, la Suisse a signé par sa main un nombre impressionnant de conventions fiscales ou d’avenants à des traités existants. Mais pour reprendre sa nature profonde, le ministre cultive le secret autour de ces signatures. Une fois c’est un pays cosignataire qu’il refuse de nommer, une autre c’est le contenu réel du traité qu’il refuse de donner, sous de fallacieux prétextes de “concurrence fiscale”.

On s’interroge à souhait dans les médias sur les concessions que la Suisse aura dû faire par l’intermédiaire de son inhabituellemnt hyperactif ministre des finances. Mais malgré la crise, malgré les couacs monumentaux que vient d’apporter au monde l’économie de marché débridée, personne ne s’intéresse au contenu moral de tels accords. On reproche déjà à la Suisse d’avoir vendu son âme pour pas cher … et fait fi de certains principes constitutionnels de base applicables en la matière. Mais on oublie de vérifier dans quel état d’esprit la Suisse a négocié. Or elle ne l’a certainement pas fait au détriment des banques et des multinationales.

 

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22.06.2009

Pétrole: le chameau a soif

Les automobilistes les moins regardants l’auront même noté : le prix de l’essence (et du diesel) à la pompe a remonté très rapidement ces derniers temps pour friser le litre de sans plomb à Fr. 1.70. Comme d’habitude, nos aimables pétroliers ont adapté à la vitesse de l’éclair et à la hausse bien sûr les prix qui pèsent sur le consommateur et sur l’économie en général.

C’est qu’après les profits historiques réalisés en 2008, ils ont soif les bougres, de dollars et de pouvoir évidemment. Or si l’on considère l’état actuel de la décroissance de l’économie mondiale, et donc la baisse considérable de la production et de la consommation, la hausse du prix du pétrole est à mettre exclusivement sur le compte des … fonds spéculatifs.

Cette information est corroborée par la liste des opérateurs de taille actuellement très actifs sur les marchés à terme du pétrole et de certaines matières premières. Elle n’est même pas influencée par les gesticulations usuelles des barbus du golfe qui ferment les robinets ou plutôt qui prétendent le faire dans un bel ensemble harmonieux, alors que par derrière ils n’en font qu’à leur tête.

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On croyait que le G 20 allait nous faire entrer dans une ère nouvelle, que la consommation de combustibles fossiles allait redevenir sinon acceptable du moins plus tolérable pour la planète. Or si la consommation a elle pris, au moins provisoirement ce chemin, forcée et contrainte il est vrai, les guignols du G 20 n’ont pas réussi à atteindre ne serait-ce que le début du seuil de perception des dirigeants de fonds spéculatifs : ces derniers sont repartis comme en 14 dans une danse du scalp qui n’a strictement rien à voir avec le juste prix et la rareté d’une denrée donnée.

Plus encore qu’en 2008, on nage en plein délire spéculatif depuis bien quelques semaines, et ceci sans qu’aucun gouvernement ne veuille mettre les points sur les i aux responsables de cette folle chevauchée qui évolue encore sur une pente plus raide que celle de 2008, même si elle n’en atteint pas encore les sommets en chiffres absolus. Il faut dire que ça remplit les caisses publiques sans travail, une hausse à la pompe …

 

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19.06.2009

Le Temps-Blocher : alignez !

On sait que l’Université de Saint-Gall est depuis des décennies un repère de conservateurs acquis par dogme pur et dur au libéralisme le plus effréné.

On sait aussi que les diplômés qui en sortent sont formatés et donc incapables de vues critiques à l’égard du modèle économique de la libre entreprise et du marché. Et ceci même après la crise qui vient de secouer le planète et qui continue en sourdine de secouer l’UBS si l’on en croit l’évolution erratique de la valeur de son titre et les informations qui filtrent de l’intérieur malgré une application saint-galloise du secret bancaire.

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Mais dans la série des gauloiseries graves qui feraient rire si on n’était pas à Saint-Gall, on apprend ce matin que Christoph Blocher qui ne supporte pas de ne pas (plus) être au devant de la scène a l’outrecuidance de briguer le poste de professeur d’éthiqueen tant que père de famille, comme chef d’entreprise et comme politicien ayant toujours cherché à agir de manière juste et pragmatique», pour enseigner «la portée sociale et éthique de la conduite d’une entreprise».

On ne savait pas que pour enseigner dans cette Université du bout du pays il fallait d’abord être père de famille et ensuite pragmatique.

On ne savait pas non plus que Blocher avait une idée de l’éthique autre que celle qui a servi dans les sinistres années des chemises brunes. On n’avait par ailleurs pas encore vu l’UDC vouloir infiltrer aussi ouvertement une Haute Ecole, même si de ce côté de la Sarine, on trouve aussi quelques illustres représentants de commerce d’une théorie du marché portée à un paroxysme débile.

 

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16.06.2009

Echovox, l’arnaque

Le pudique slogan de la firme américano-suisse Echovox SA, dont le siège est à Genève s’intitule : “mobile monetization“.

En fait de monétisation, cette société, comme d’autres dans son genre, profite d’une législation suisse laxiste en matière de commercialisation d’appels et qui ne vise que le profit facile devant arriver au passage dans la poche de Swisscom et au final dans les siennes.

L’Office fédéral de la communication en effet n’est de son côté qu’une vague succursale administrative officielle de Swisscom sans aucune indépendance face au plus gros opérateur historique.

Or ce n’est pas dans la monétisation mobile que Echovox SA se distingue : au contraire, c’est dans la façon d’arnaquer les propriétaires de portables. Et ceci en pleine connaissance de cause des opérateurs suisses.

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Démonstration : un beau matin vous recevez un SMS non sollicité d’un numéro caché par un nom étrange, style WCLEV dont il est difficile de voir au premier abord qu’il appartient à Echovox SA. Et encore plus que c’est un numéro de la série des 0900 payants.

Les détails ont été fournis par Swisscom, qui tout en étant outrée par les méthodes de Echovox qui touchent des milliers d’utilisateurs, n’en ramassent pas moins sa commission au passage. Le SMS en question vous invite à participer à un tirage au sort pour gagner tel ou tel prix …. et donc, sans réfléchir, vous répondez, par oui ou non …. par SMS.

ERREUR !!!

L’écran d’un portable étant particulièrement grand, vous ne voyez ni ne pouvez voir les petites lettres d’un contrat que vous “signez” soi disant en répondant à ce SMS. Un “contrat” par lequel vous acceptez de recevoir des SMS commerciaux dénués d’intérêt, mais qui vont vous coûter Fr. 3.– la pièce.

 

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14.06.2009

Fiscalité : fausses croyances

On imagine que la Suisse qui vient de signer de nouvelles conventions fiscales modèle OCDE avec la France ainsi qu’avec d’autres pays de l’UE a ce faisant vendu son âme, ou ruiné une branche importante de son économie. Les bavards et autres experts, souvent banquiers eux-mêmes, ont poussé des cris d’orfraie : on massacrait leur savoir-faire, on flanquait par terre des décennies de discrétion, on ruinait l’Helvétie, bref l’apocalypse selon le saint franc suisse était aux portes du minuscule État déjà ébranlé par les imbécillités de l’UBS.

Il est même des ministres et autres chefs d’État étrangers, souvent européens, qui se sont laissés aller, pour des raisons de basse politique intérieure, à vilipender une institution surannée, un secret bancaire et un régime fiscal totalement inappropriés aux exigences de la transparence démocratique moderne. Sarkoléon lui-même y est allé de ses couplets salvateurs et ravageurs à ce sujet et a par là-même démontré sa méconnaissance du problème et sa naïveté.

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Si sur la question de la transparence on les suit, on doit faire remarquer à tout ce beau monde que sur le plan de la fiscalité ils se sont toutes et tous trompés de cible. Dans le milieu des vrais spécialistes de cette discipline, il y a 25 ans au moins que l’on a cessé d’utiliser les paradis fiscaux : ceux-ci sont laissés à la disposition des tâcherons incultes et autres apprentis-sorciers sans envergure, car ils sont plus que surannés.

La technique du taux zéro des paradis fiscaux est le meilleur moyen d’attirer l’attention des fiscs nationaux, même si ces derniers sont le plus souvent en retard d’une ou deux guerres en la matière.

Le véritable travail sur la fiscalité des entreprises et des particuliers relève de deux domaines voisins : la géographie fiscale et la connaissance des lois internes. Car si depuis longtemps l’objectif en la matière n’est plus d’atteindre un taux zéro hypothétique, il est bien de minimiser la charge d’impôts en parfaite harmonie avec les trous béants des législations.

 

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12.06.2009

A/H1N1: Novartis en alerte 6

Il est des coïncidences qui n’ont de coïncidences que le nom. Dans une précipitation débile et comme si elle annonçait l’explosion d’une bombe nucléaire, la “sémillante” Doctoressse Chan, grande prêtresse de l’OMS, a déclaré hier en fin d’après midi l’état d’alerte 6, celui de la pandémie.

C’est d’ailleurs pour cela, en fait, que Couchepin a démissionné ce matin : pour pouvoir remonter sur le Catogne et y faire cuire ses châtaignes tranquillement plutôt que d’avoir à continuer de côtoyer au quotidien des porteurs de microbes peu sains et des microbes tout courts. Grand bien lui fasse, il a mis du temps à comprendre que son nez faisait vraiment trop d’ombre à la justice sociale dans ce pays ..

 

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Mais pour en revenir à Margaret Chan Fung (Fu-chun) et à l’OMS, on ne peut que s’étonner que ce matin, après une simple nuit avant laquelle ils n’avaient pas encore trouvé la parade, la grande firme bâloise dont Ruth Metzler est l’employée fidèle annonce à grand renforts de trompettes qu’elle tient enfin le vaccin miracle, à disposition bien évidemment des gouvernants de ce monde en folie et de leurs subventions bienvenues. Par ici la bonne soupe donc.

Car ce machin A/H1N1 truc-muche voyage. Le scandale. En plus il ne dit pas où il va, le vilain, mais ce qu’on sait semble-t-il c’est qu’il se promène sans permission. C’est donc la Grand Pandémie du 21e siècle, l’alerte sur tous les fronts y compris pour le caissier de Novartis qui doit se préparer à ramasser les millions par camions entiers. Quant à nous, pauvres pêcheurs plus ou moins sains, on nous explique qu’en fait le passage au niveau 6 n’aura aucune influence sur notre quotidien. Donc acte, mais alors à quoi bon mettre la foule en délire anxiogène ?

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10.06.2009

LOGISTEP ... by step

Puisque le Tribunal administratif fédéral considère dans sa grande absence de sagesse que la traque des adresses IP des internautes dans un but purement privé est compatible avec le droit suisse, il existe différentes façons de lui répondre.

L’une d’entre elles consiste effectivement à se mobiliser contre cette décision débile, comme le font les membres augmentant chaque jour du groupe Facebook “Non à la traque des adresses IP par Logistep“.

Mais finalement, une protestation risque de ne pas forcément mener bien loin, sauf à faire sourire les glauques officines qui collectent à qui mieux mieux des renseignements dans un cadre excessif et avec la bénédiction (pour l’instant) des autorités judiciaires.

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On connaît la vitesse à laquelle travaillent les juges : il reste donc encore un certain nombre de mois voire nettement plus pour agir avant que cette décision ne soit probablement cassée en recours par le Tribunal fédéral.

Alors profitons de cette zone de non-droit proclamée par les juges administratifs pour travailler contre et au sein même des ordinateurs des officines en question. Personne ne pourra en effet prétendre que de récolter à titre privé des renseignements sur le contenu de leurs ordinateurs est contraire au droit suisse.

Si au passage on peut leur laisser quelques bombinettes efficaces, ce serait pas mal aussi. Et surtout, il faut leur faire mal où ça leur fera mal, à savoir au porte-monnaie. Il n’y a pas plus bavards que les avocats, les flics, leurs contacts et les juges d’instruction. En fait, ils détiennent même une forme de record en la matière.

 

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