24 Heures

29.08.2009

Burkhalter-Luscher : loosers'ticket !

Chic, les radicaux libéraux se sont pris les pieds dans le tapis en désignant le seul ticket qui leur garantit de perdre leur siège au Conseil fédéral, avec Burkhalter le triste et Luscher le rigolo.

Ce ticket en effet n'a rigoureusement aucune chance de parvenir au but et c'est finalement tant mieux que le plus vieux parti bourgeois de Suisse se fourvoie avec autant d'éclat dans le tapis tendu par l'UDC.


Et pourtant les commentateurs et zélateurs officiels n'en peuvent plus : on entend même des odes où surgit l'alliance du feu de la jeunesse de Luscher couplée à celle du sérieux de Burkhalter qui a une qualité, Mesdames et Messieurs, il maîtrise l'allemand...

 

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Et on murmure même que Luscher serait intelligent !  Tout un programme pour prétendre diriger un pays, qui plus est par mauvais temps.

Et pour tenter tant bien que mal de récupérer les bourdes sensationnelles faites depuis quelques années par les nains bourgeois bernois, et dont nous vivons actuellement le volet libyen qui ne manque pas de sel (un volet radical donc ... où le chameau, le baril de brut, la compromission et le ridicule sont rois sinon guides suprêmes).

Les radicaux se veulent le parti du centre. Officiellement, sur le papier. Mais ça fait des années maintenant qu'ils sont devenus de simples valets blochériens qui veulent cacher leur jeu, plus ou moins bien d'ailleurs.


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21.08.2009

Hans-Rudolf : au lit illico !

 

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Le pauvre Hans-Rudolf aligne les crétineries les unes après les autres. Il ne tient pas son département. Ses fonctionnaires dorment. Il ne sait pas calculer et se trompe dans son budget dans 100 % des cas.

Son sens politique est aussi aiguisé que celui d'un mouton par temps de canicule. Il pratique la politique dans le dos de ses petits collègues et prend des initiatives intempestives. Ca suffit !

Sa dernière expédition libyenne est de trop. La chaleur doit lui taper quelque part pour aller faire quelques heures durant la carpette devant quelques sbires du guide suprême sans ramener les otages suisses mais en se contentant des promesses byzantines d'un régime pourri.

En plus sans aucune promesse il accepte la constitution d'un machin qui doit "juger" paritairement si la Suisse a fait faux, alors qu'il s'est excusé pour ce comportement fautif sans contrepartie immédiate tangible.

Le bonnet d'âne lui va bien et la seule chose qui lui reste à faire est de retourner illico à ses chères études. Comme ça on aura une élection multiple qui conviendra bien aux partis bourgeois.

19.08.2009

UBS-USA : accord trouble !

Sont quand même mignons les nains bernois. Dans un communiqué publié il y a peu, ils nous expliquent comment ils sont forts et beaux. Et pour la première fois dans l'histoire, ils nous expliquent le droit et l'interprètent dans un communiqué de presse.

Ne voit-on pas en effet dans ce fameux communiqué un paragraphe pudiquement intitulé  "Admissibilité de l'entraide administrative en cas d'infraction fiscale grave"  et qui fait la part belle à une interprétation parfaitement discutable de l'actuelle convention fiscale avec les USA.

On hurle qu'on ne trahit pas l'ordre juridique suisse, mais on le tord à un point tel que c'en est une trahison pire et plus astucieuse : l'esprit du banquier helvète se mire dans cet accord trouble.

Le texte du communiqué dit ceci : Selon la CDI en vigueur, la notion de « fraudes et délits semblables » ne couvre pas seulement les fraudes classiques visant à tromper les autorités fiscales par la falsification de documents ou par des constructions mensongères. L'entraide administrative peut aussi être accordée en cas d'infractions fiscales graves comme, en particulier, la soustraction continue de montants importants d'impôts. Selon le droit en vigueur et la jurisprudence récente du Tribunal administratif fédéral, il est désormais admissible, concernant les États-Unis, de fournir des informations sur des comptes même sans que l'IRS ne dispose déjà des noms individuels des différents clients de la banque au moment de la soumission de la demande.

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Que fait donc ce développement juridique à et endroit si le droit est clair ? notamment le cas de la soustraction continue ....

Plus rigolo encore : le Conseil fédéral dans un pied de nez qui ne manque pas de sel s'appuie sur la récente jurisprudence du TFA ... qu'il a provoquée par son application abusive du droit d'urgence. Enfin on est ravis d'apprendre que les sbires de administration ne sont pas assez nombreux pour faire le boulot On time et correctement et qu'ils se voient adjoindre provisoirement un bataillon de 30 comptables spécialisés ...

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14.08.2009

Kurer-Ospel : la demi-mesure du PS

Bien. Après des mois de comportement un peu étrange, le PS met enfin la gomme, mais une gomme à son rythme : dans une plainte pénale aux limites de l’irrecevabilité tant la description des infractions est vague pour un juge standard.

Si le PS compte faire avancer quoi que ce soit dans cette affaire avec ce ton-là, il semble bien naïf.

Et surtout, le dépôt attendu de cette plainte montre une nouvelle fois deux carences notoires dans l’affaire UBS:  a) le parti-pris et le doigt sur la couture du pantalon chez le juge d’instruction moyen ou le procureur standard, qui ont toujours refusé d’ouvrir une action d’office et se sont réfugiés derrière une plainte qui pourrait venir .. et b) le peu de curiosité du PS.

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La plainte n’est déposée que pour gestion déloyale et complicité de fraude fiscale, des bricoles en somme. Mais le plus important, notamment le faux dans les titres que constitue la présentation de bilans volontairement erronés ou tronqués est passé sous silence, comme est maladroite la plainte qui ne vise que Kurer et Ospel.

Quid des autres, et surtout quid des fonctionnaires fédéraux en charge du contrôle et qui dormaient ou jouaient sur Facebook au lieu de contrôler correctement ce qui leur était soumis.

Avec cette plainte-là, le PS fait parler de lui. Bien. Mais il ne fera pas avancer d’un pouce une cause juste qu’il semble d’ailleurs ne pas avoir trop envie d’illuminer.

 

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13.08.2009

Qatar ou l’humour de Hans-Rudolf

 

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Dans sa folle chevauchée pour reblanchir l’image ternie de la Suisse, le brave Hans-Rudolf ne recule devant aucun sacrifice, y compris ceux qui font franchement marrer dans les chaumières.

Le département du chef annonce fièrement cet après-midi que la Suisse a signé ou paraphé peu importe une nouvelle convention de double imposition, avec le Qatar.

La treizième en deux coups de cuillères à pot ….. sauf que dans cet émirat béni, les impôts sont chose rare. Il n’y a en effet strictement aucun impôt sur les personnes physiques

Quant à  l’impôt sur les sociétés … il se discute autour d’un thé …

Nul doute qu’avec cette convention on risque une procédure tous les siècles au moins !

12.08.2009

Banques : comme en 14 !

Mais que font-ils donc de leurs (nos) sous ? à part l’UBS dont visiblement la capacité même à faire quelque chose est entamée, les autres banques ont repris depuis quelques mois le chemin du n’importe quoi.

Sans que cela ne semble pour autant inquiéter le contribuable dans sa torpeur estivale ou avec la réelle complicité active des politiques toujours intéressés aux prébendes.

On avait dénoncé la socialisation des pertes, au temps des pertes, et bien sûr la conservation des profits pour une petite faction.

Mais depuis la fin 2008, grâce à l’argent public, les banques européennes et US font des profits à presque plein régime. Bien sûr certains s’offusquent déjà des bonus aussitôt re-provisionnés, mais la question est beaucoup plus large que ça.

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C’est en effet celle de la capacité du banquier à apprendre des leçons du passé que l’on parle (sans illusion, il n’apprend qu’à coups de bâtons) et surtout celle de l’utilisation des profits bancaires.

Depuis des mois voire des années les banques ne prêtent plus. Alors même que les taux d’intérêt n’ont jamais été aussi bas. Mais c’est fatigant de faire son boulot de banquier, surtout quand on sait que de toutes manières, quelles que soient les crétineries qu’on fait, l’État nous sauvera sans sanction et surtout quand on gagne dix fois plus en spéculant grâce à l’argent public qu’en injectant tout ou partie des fonds reçus de l’État dans l’économie réelle.

C’est ainsi que depuis quelques mois la bourse, ce casino géant ronflant, est repartie de plus belle à la hausse, avec d’ailleurs dans son sillage les prix des matières premières spéculées, reflétant une nouvelle fois l’écart incongru qui peut exister entre le monde de la finance et ses trucs usuels et l’économie réelle où le chaland souffre de plus en plus et ceci quel que soit son pays de résidence.

 

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10.08.2009

CF: Darbellay chelon

Le PDC, notre parti, possède un C. dans sa "raison sociale", celui de chrétien. Nous ne sommes pas prêts à abandonner cette lettre et ce principe cardinal sur l'autel de la reconquête d'un deuxième siège au Conseil fédéral, ma petite dame.

C'est en substance en ces termes que le toujours longiligne président du PDC suisse Christophe Darbellay s'exprimait sur les ondes de la RSR hier au soir, démentant avec une foi qui déplacerait les montagnes que des négociations puissent avoir lieu avec le PBD d'Eveline, un parti qui possède déjà un conseiller fédéral d'avance au moins sur le gourmand et conquérant PDC.

Sans doute poussé par sa perpétuelle foi en l'homme et son seigneur, le même long calife a néanmoins tout de suite complété son homélie dominicale en rappelant qu'Eveline Widmer-Schlumpf était une très bonne ministre, travailleuse et sérieuse et que si la question de sa réélection se posait demain, il voterait pour elle les yeux fermés, la main sur le cœur et le goupillon en bandoulière derrière ...

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Voilà pour la version officielle, mais que pour la version officielle.

Car le brave président du PDC a du pain bénit sur la planche savonneuse. Un certain de Buman a fait sécession sans demander la permission au vicaire valaisan en se portant candidat, fribourgeois de surcroît et donc apte à faire cantonalement oublier une couchepinade, cette très très longue durée qui dépasse nettement l'olympiade et qui marque au fond une traversée du désert des idées d'origine spécifiquement valaisanne.

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07.08.2009

CF : chippendales en lice

Il fut un temps où le système voulant cela, on laissait à la prétendue sagesse de l'Assemblée fédérale le soin de trouver des candidats potentiels lors d'une vacance au Conseil fédéral.

Mais ce temps est révolu, ma petite dame : on a passé de la cuisine interne et légèrement occulte à la piste aux étoiles. Et chaque canton y va de son champion qui sort du bois en annonçant sa candidature ... à une fonction pour laquelle on ne saurait être candidat formel.

Entre le toujours sémillant et parfaitement modeste Luscher qui se voit (lui tout seul)  calife depuis des lustres et le progressiste Burkhalter qui pourrait prendre une carte UDC demain , on trouve depuis ce matin le révérend père de Buman, évêque fribourgeois bien connu et depuis hier Harry Pascal Broulis, le magicien vaudois des finances qui tire plus vite que sa baguette, surtout quand il s'agit de reporter des charges cantonales sur le dos des communes pour se glorifier ensuite de ses hauts faits budgétaires.

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Toutes ces candidatures font les choux gras des canards officiels en mal de matière estivale et ravis de pouvoir donner dans le cantonalisme primaire. On trouve bien une femme dans cette brochette, mais compte tenu de la composition actuelle du Conseil fédéral, chacun sait qu'elle n'est qu'une candidate alibi, qui plus est toujours prête à plaider pour un report de l'âge de la retraite alors qu'elle touche la sienne depuis des années (nettement avant l'âge donc .. faites ce que je dis, mais .....).

On n'attend plus que Fulvio le magnifique, le pélican tessinois qui a ceci de particulier parmi son espèce qu'il rumine tout en battant de l'aile, une fois à gauche une fois à droite, comme pour indiquer que son cap fluctue en permanence. Une mesure de prudence sans doute.

Bref, avec la brochette de chippendales en lice, dont on se réjouit de voir les mensurations plus clairement et les torses huilés, on doit bien admettre que la brave Assemblée fédérale n'a pas grand chose de sérieux à se mettre sous la dent.

 

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05.08.2009

Grippe AH1N1 ou novartisme chronique ?

Heureusement que l'OMS veille, heureusement que les médecins cantonaux ne serrent plus les mains pour protéger leur santé de fer. Heureusement que l'OFSP est au pourcentage pour ses petits loisirs annexes. Vive l'industrie pharmaceutique et la connerie en plaques de marbre.

Croissez et vaccinez-vous, disaient-ils, car ainsi vous pourrez payer. Vive aussi les braves médecins de la FMH qui, de façon tout à fait désintéressée et conforme à leur intérêt, veulent à tout prix diaboliser celles et ceux qui refusent de se faire vacciner, au motif que ce sont des égoïstes dangereux.

Vive aussi les médias institutionnels qui ne cessent de nous casser les pieds avec ce fameux virus et ses conséquences désastreuses potentielles sur l'économie. Encore heureux que les cadres survivants de l'UBS puissent choisir de se faire vacciner, faute de quoi la banque aurait définitivement à ranger ses trois clés sous le paillasson pour cause de force majeure.

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En quoi une épidémie ou une pandémie d'une maladie qui au pire fait apparaître quelques vagues symptômes de courbatures et un degré de plus de température devrait-elle être combattue ? pourquoi ne la laisse-t-on pas tout simplement passer par là et infecter qui elle voudra. Plus on cherchera de moyens de la contrer plus virulente elle deviendra, puisqu'à entendre les experts (qui une nouvelle fois auraient mieux fait de rester à Miami et à Manhattan), on redoute qu'elle ne mute la vilaine.

Et si elle mute, on en fera quoi de ce Tamiflu contesté et qui ne fonctionne pas ou pas bien et de ce vaccin produit à coup de pub et de milliards publics pour être périmé et d'une sortie beaucoup trop tardive. Une toubib porte flingue de l'OFSP déclarait l'autre soir aux vêpres télévisuelles du père Darius Rochebin qu'elle préférait une société dans laquelle la règle de la sélection naturelle soit un peu combattue par la science. On rêve nous que la sélection naturelle des conneries existe chez les médecins.


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03.08.2009

UBS : “accord” ou couteau US

Il paraît selon l’ATS que “les experts se félicitent de l’accord passé avec l’UBS dans la mesure où ce dernier ne fera pas peser d’amende sur le dos du bancal géant bancaire déchu et préservera l’état de droit suisse“. Les experts ont bon dos, pour l’ATS, car ceux qui s’expriment au sujet du contenu de cet accord ne méritent sans doute pas ce qualificatif élogieux, mais devraient plutôt rejoindre sur les bancs de la voyance une illustre diplômée de la Sorbonne experte en prédictions astrologiquement correctes.

D’abord, on ne sait toujours pas à l’heure actuelle si un accord prendra vraiment forme, mais admettons que les bruits insistants et autres communiqués soigneusement distillés soient de la nature de la fumée qui annonce un feu. En plus, de cet accord on ne connaît officiellement rien. Et officieusement non plus, ou du moins rien d’une nature qui permette de juger de son contenu. Merci aux experts donc …

 

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C’est du simple terme “accord” que l’on peut tout au plus discuter. Et manifestement ce terme sera inapproprié. UBS plaide coupable et le gouvernement helvétique aussi, avec sa grande banque sauvée des eaux grâce à l’argent du contribuable contraint mais qui reste une proie particulièrement fragile et considérée par certains comme un actif à risques à lui tout seul.

On ne peut imaginer un retrait des poursuites US que contre une nouvelle violation crasse des dispositions légales helvétiques. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que le texte paraphé de la nouvelle convention fiscale avec les USA reste bizarrement secret. C’est tout simplement qu’il contient lui-même des dispositions contraires au droit suisse actuellement en vigueur et qui n’ont aucune chance de faire l’unanimité devant le peuple en cas de référendum. Et l’on veut faire de ce droit non encore en vigueur une disposition applicable aujourd’hui pour pouvoir raconter que le comportement gouvernemental est conforme au droit fédéral.

 

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