24 Heures

31.01.2010

COOP: l'esprit de vin

On se souvient que la COOP, à la base, n'est pas censée être une entité capitaliste mais qu'elle devrait, comme toute société coopérative en droit suisse suivre à la lettre et dans son esprit l'article 828 CO qui dit: " La société coopérative est celle que forment des personnes ou sociétés commerciales d’un nombre variable, organisées corporativement, et qui poursuit principalement le but de favoriser ou de garantir, par une action commune, des intérêts économiques déterminés de ses membres".

Comme son concurrent, COOP ne distribue pas de profit en cash à des coopérateurs, mais "assure leur bonheur" grâce à de soi disants judicieux investissements. Et du moment que la communication de la COOP est bien faite, le coopérateur dissous au milieu de ses congénères n'a plus qu'à la boucler, les chefs se servant au passage et régnant de main de maîtres sur ce géant.

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Il est toujours intéressant de traîner dans les différents rayons du géant au mois de janvier, car c'est celui de la valse des étiquettes. 2009 n'a pas vu poindre une inflation majeure, pour ne pas dire plus. Et la même année n'a pas vu non plus les producteurs de vin se remplir plus les poches qu'usuellement.

Mais alors, comment faire passer une jolie hausse en douce : voici la recette, un exemple parmi beaucoup d'autres.

Acheter en gros. Créer artificiellement et sur certains articles une pénurie momentanée ou des pseudo ruptures de stock pour aiguiser la curiosité du consommateur.

 

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28.01.2010

TSR-OTS : trou dans la zone d'ombre

Il y avait beaucoup à faire. Et pourtant l'équipe de Zone d'Ombre est pléthorique. Et pourtant elle a des moyens, financiers du moins, à défaut d'avoir des idées et surtout de la méthode.

Mais dans un décor qui ressemblait à un poulailler noir métal mi Galliano-mi Gaultier acheté aux soldes, le magazine  Zone d'ombre qui se propose pompeusement de "faire la synthèse d'une affaire et d'apporter un éclairage sur les zones restées obscures" a livré hier soir un numéro totalement vide de sens et d'intérêt qui n'était en fait qu'une vague compilation d'images d'époque.

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Conjuguée à la vue imposée d'une brochette de has-been arrivés pour vendre leurs salades et qui n'ont strictement rien apporté de nouveau eux non plus. Pas une virgule, pas un nom, pas une idée, pas un quelconque élément qui puisse faire avancer la vérité.

Une vérité tronquée et truquée par deux juges d'instruction aussi nuls et têtus l'un que l'autre, et qui, mais ça n'est pas une nouveauté, ont la conscience d'avoir fait leur devoir, à l'époque, "au plus près de leur intime conviction" (tellement intime qu'elle en devient elle aussi une zone d'ombre), et qui même après une quinzaine d'années, n'ont pas changé d'un iota.

 

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26.01.2010

Merz : Pinocchio, en plus ?

On raconte maintenant qu'un fonctionnaire du Département des Finances dément formellement la parole sacrée de l'archange Hans-Rudolf, qui a prétendu bizarrement il est vrai, qu'aucun dossier physique n'avait encore été transmis aux USA.

Dossier physique ?? versus dossier électronique ? une vision soudain lourdienne et encouragée par le "Dieu vous garde"de sa bigote consoeur Doris ? il faut reconnaître que Merz qui devait perdre la face dans une affaire libyenne devant de terminer ... prochainement en août 2009 la perd définitivement et ad vitam en voulant brouiller les pistes en hors-la-loi constitutionnel.

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Il a placé le gouvernement dans une panade totale avec l'affaire UBS, il est vrai largement aidé par sa consoeur Evelyne qui était aux commandes au moment crucial. Et par l'imbécillité chronique du management UBS, d'avant et de maintenant.

Le brave Conseil fédéral a du pain sur la planche savonneuse et pas beaucoup de solutions : le choix entre la mauvaise et ... la mauvaise en raison justement de sa propension chronique à appliquer le droit d'urgence à tort, à travers et bêtement.

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21.01.2010

Vaud : justice VIP et VAP

Il fut un temps, il y a très longtemps, où certains rares juges d'instruction vaudois (alors nommés juges informateurs) faisaient l'unanimité de l'accusation au prévenu ou mis en cause en passant par les confréries ambulantes des baveux de tous poils, ces saltimbanques qui arrivent à faire croire qu'en employant des termes quasi-médicaux ou occultes ils font du droit, mais qui en réalité agitent les nuages tout en les sculptant autour des vraies questions qui leur échappent le plus souvent, car ça ne rapporterait pas.

La génération actuelle de juges du siège est celle du biberon à trois vitesses et de la console de jeux. Tellement assis au fond de leurs sièges que pour les en faire lever, il faut s'y prendre de bonne heure. Or le nouveau procureur modèle vaudois devra être un magistrat debout, et à n'importe quelle heure en plus.

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Le canton ne dispose pas en l'état des candidats idoines. Car ceux qui pourraient occuper la fonction ne la veulent pas : pas assez select, et ceux qui l'occuperont ne seront pas encore secs derrière les oreilles pour s'en charger valablement et avec la retenue nécessaire et risquent bien de n'être finalement que des empêcheurs d'enquêter en rond pour la maréchaussée.

 

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20.01.2010

BCV : sévice clients

Il était une fois une association qui possédait un compte auprès de la BCV. Pas grand chose, juste de quoi se faire ponctionner l'impôt anticipé. Et voici que l'association en question renouvelle son comité, un évènement rare et complexe à traiter pour une banque intelligente.

Les nouveaux membres du comité, plutôt que de faire les choses à la retirette se rendent en personne, à trois, au guichet de résidence du compte où ils sont reçus comme des chiens dans un jeu de quille. On apprendra par la suite que la revêche préposée grise a pris sa retraite ... entre le début de l'aventure et ce billet.

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Tant mieux pour elle et tant mieux surtout pour le client. Pour en revenir justement à l'aventure, dont le dernier épisode date de quelques jours, nos trois membres du comité apportent, tels des rois mages, certificats de vaccination, cartes de visite, sourires, papiers signés, timbres humides et secs, chocolats, encens et myrrhe à la guichetière, qui n'avait finalement plus qu'à recopier les noms et adresses des heureux élus sur les papiers internes de la banque.

Ce qu'elle fit en renâclant mais fit quand même. Faut dire que la journée était déjà avancée et que sa paupière avait une légère tendance à la chute. Elle prit également note d'un changement d''adresse pour le courrier, dûment documenté et signé par les trois mages. Nos trois rois  ayant terminé leur pèlerinage s'en allèrent donc célébrer cette réussite. On était en novembre 2009.


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19.01.2010

Chavornay : municipalité chatouilleuse

Leuleu, le grand gugusse particulièrement doué en français qui préside aux destinées de la commune de Chavornay ne supporte pas d'apprendre ce qui concerne sa commune seulement après ses électeurs. Faut dire qu'il travaille à son rythme le grand gaillard.

Comme lorsqu'il convoque la presse pour fêter les 20 ans de ses jeunes concitoyens en prévoyant 3 heures différentes pour le début de la cérémonie. Ordre et tradition en somme.

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Train de mesures pour Chavornay, en gare ...

Chacun sa croix ma petite dame, c'est un élu lui. Mais voici qu'un journal local, l'Omnibus d'Orbe, s'est mis à très justement informer ses lecteurs sur des points que la Municipalité de Chavornay n'avait même pas encore daigné transmettre au Conseil communal, ni n'avait semble-t-il trop l'intention de le faire, en tous cas rapidement.

Crime grave du rédacteur qui a dévoilé que la RPLP ne serait jamais remboursée à Chavornay, d'abord parce que ce n'est pas légal, et ensuite parce que le double jeu politique ne mène jamais à rien : on ne peut pas vouloir des camions, vouloir sa propre sortie autoroutière et ensuite demander la gueule enfarinée à Berne de supporter financièrement le passage des poids lourds.

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17.01.2010

Vigousse décolle : porte 2

Avec un deuxième numéro nettement plus musclé que le premier opus officiel, le petit satirique romand Vigousse donne du clairon dans toutes les directions.

Pour un peu, comme dans Lost, on y rechercherait le point G de Silvant, feu cet intégriste désintégré, pas pour tout le monde cependant. Quant à Chessex, malgré sa récente défection lors d'une réunion de charité à Yverdon-le-Bains, il continue mieux que jamais de porter son nom à titre posthume.

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Mais les textes ne sont pas tout dans Vigousse : on y trouve en particulier des dessins de l'honorable moustachu fondateur, certes, mais surtout - et c'est sans doute un de ses mérites, au moustachu - beaucoup de nouvelles signatures de dessinateurs ou dessinatrices moins connu(e)s pour l'instant.

Comme Coco par exemple, que ce blog considère , comme une mini peste maxi douée et dont on pouvait entendre la petite voix acidulée l'autre matin dans le poste, sur Couleur 3 alors qu'elle venait de quitter ses pénates de l'amirauté avec en tête une toute autre destination que les ondes romandes.

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14.01.2010

Tu ne lécheras pas le cul de Doris

Mamarbachette et sa petite cour ont donc tellement laissé libre cours à cet iconoclaste "grave " qu'est Mix et Remix que ce dernier, lors du dernier Infrarouge,  s'est lâché et fendu d'un dessin politiquement incorrect aux yeux de certains au sujet du présidentiel appendice : si pour un temps le genou de Claire était montrable, le cul de Doris ne doit pas être léché.

Et surtout toute tentative d'en suggérer la palpation, même virtuelle, n'est qu'horreur inmontrable. Les fidèles qui se plantent devant le poste pour assister mains jointes et mentons rentrés dans l'affliction au culte insipide et léchouillard d'Infrarouge n'ont pas supporté : ce fichu Mix les a touchés en plein coeur, enfin coeur ...

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Entre autres gentillesses à l'égard du dessinateur, on a pu voir passer en déroulant, toujours trop rapide pour être saisi autrement que par voie subliminale, des messages aussi sympathiques que : «Honte à Mix & Remix.» «Dessins de bas étage.» «Grossier personnage à l’humour qui ne fait que salir une émission de qualité.» «Supprimez les commentaires de votre dessinateur plus souvent imbéciles et vulgaires qu’humoristiques.» «Franchement inacceptable.», etc.

Bien trop politiquement corrects ces SMS dument sélectionnés pour passer à l'antenne, Mix méritait un châtiment bien pire, celui d'être obligé de croquer Doris une fois par jour pendant son année présidentielle, on ne dira ni où ni comment.

08.01.2010

UBS et FINMA, pan sur le bec

On a déjà eu l'occasion de l'écrire ici moult fois : le comportement de l'UBS dans l'affaire USA IRS doit être assimilé à celui d'un gangster de grand chemin, assisté d'une série de cow boys qui tirent plus vite que leurs ombres, la FINMA avec en sous-main le Conseil fédéral.

Le problème justement c'est lorsque les cow boys and girls... enfin girls ainsi que leurs obligés, les fonctionnaires zélés débiles de la FINMA, laissent tremper les doigts dans le goudron et commettent tout simplement des infractions voire des délits voire même plus.

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En Suisse, si un conseiller fédéral jouit d'une certaine immunité pour les actes commis dans sa fonction, tel n'est pas le cas des sbires de la FINMA et autres fossoyeurs professionnels d'un secret bancaire bancal.

Les politiques à l'origine des mesures prises sont maintenant en première ligne : il a été jugé que ces mesures de transmisssion en douce (qui se sont encore poursuivies en catimini il y a une petite semaine, bizarre coincidence) sont illégales, ce qu'on avait compris depuis belle lurette.

 

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05.01.2010

Dramatique USS

Non ces trois lettres ne préfigurent pas un billet sur un vaisseau de guerre US, mais bien sur l'attitude de l'USS, l'Union Syndicale Suisse, dont on apprend aujourd'hui qu'elle se décide enfin (trêve des confiseurs oblige) à faire quelque chose dans le débat sur la taxation des bonus.

Mais faire quoi au fait ? comme d'habitude dans ce pays, à étudier la question et "lancer un débat dans la population pour sensibiliser l'opinion".

Les chaussettes tombent de haut quand on lit pareilles conneries. La question est toute étudiée et l'opinion générale populaire visiblement faite : oui, 50 % au moins de taxe sur les bonus est nécessaire, sauf que si les gratifiés font déjà leur déclaration fiscale honnêtement, ils devraient inclure ces sommes dans leur revenu imposable déclaré.

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Les calculs de l'USS sont donc des plus fantaisistes et les explications des plus sommaires sinon débiles. Ce n'est en tous cas pas à la vitesse à laquelle les syndicalistes bon teint réagissent qu'ils peuvent espérer quoi que ce soit.

Actuellement, la seule façon de taxer les bonus est de s'en prendre aux banques directement, au moyen d'un impôt spécial à l'assiette très simple. Elles fournissent le détail exact précis et vérifiable des bonus versés : et ont l'obligation de retenir 50 pourcent au moins de ces montants à verser dans les trente jours au fisc.

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