24.02.2010
Vallorbe : radicale pataugée
Ils sont affables, rondouillets, patelins et très radicaux dans leurs habitudes. Ils fréquentent toujours le même bistrot depuis des lustres, chez Quinquin (pas Ouin Ouin) pour y définir leur "stratégie", et pour y satisfaire à d'autres besoins vitaux.
Le radicalisme vallorbier est un concentré de ce que la politique vaudoise produit comme pragmatisme opportuniste voire populiste de ce côté de l'échiquier politique.
Certains de ses membres ont même carrément la stature UDC chevillée au corps. Or en décembre 2009, leur président local, le sémillant Bernard Haldemann, a déposé une motion pour que la Municipalité étudie le retour à l'élection majoritaire à deux tours pour le Conseil communal.

Pour une cité de plus de 3000 habitants, c'est bien sûr une régression politique et démocratique grave, mais bon, puisqu'à Vallorbe ce que le radical veut il l'obtient, on se bornera à constater les dégâts. Il faut dire que les membres de la gauche locale n'ont pratiquement pas réagi à cette proposition.
07:16 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : haldemann, bernard, changement, majoritaire, parti, radical
22.02.2010
Infrarouge : l'émission qui ne sert à rien
La vision d'Infrarouge est décidément insupportable. Au centre de la mare trône Mamarbachi, fière, marathonienne et carnassière, qui de sa voix aigrelette et qui casse l'oreille interne passe son temps à relancer un impossible débat entre politiciens et politiciennes qui ne sont là que pour vendre leur soupe comme des camelots au Salon du mixer joyeux et de la râpe dorée.
On y entoure le saint des saints, l'autel en somme, d'un amoncellement de groupies et de grouppys, y compris généralement quelques hauts fonctionnaires tendance PKZ dont la présence est justifiée uniquement par le nombre à chaque fois impressionnant de sottises que disent leurs chefs. Et récemment on devait supporter le dernier schtroumpf de Berne, Burkhalter, dont on se demande pourquoi il affecte de parler le français avec un accent suisse-alémanique et une voix nasillarde aussi désagréable, dans une très vaine tentative de démonstration de ce que son prédecesseur aurait fait de bien, un jour, une fois ...

Flanqué d'une houri insupportable nommée Meyer qui ne s'arrange pas avec l'âge puisque non seulement elle ne peut s'empêcher de couper la parole à tout le monde, mais en plus parle toute seule à demi-voix ou fait des apartés peu discrets avec un sourire de sorcière de carnaval mouillée par la pluie.
08:02 Publié dans Médias | Lien permanent | Commentaires (13) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : mamarbachi, infrarouge, tsr, dramatique, foutaise
18.02.2010
Cybercarte de santé : encore 30 millions par les fenêtres
On nous annonce avec fracas l'arrivée imminente de la cybercarte de santé modèle suisse. On a même attendu un an de plus pour laisser le temps au Département du sémillant Burkhalter de feu de nous sortir une carte utile et bien faite.
Résultat des courses : au bas mot 30 millions flanqués par les fenêtres, car cette merveille de conception confédérale n'est pas compatible avec les cartes distribuées au médecins (HMC-Health Master CArds), ne peut être lue actuellement par aucun logiciel à disposition des cabinets médicaux, peut contenir des informations médicales que le patient ne peut pas contrôler, et surtout ne donne aujourd'hui que des indications débiles déjà dans tous les dossiers de patients : nom, prénom, date de naissance, numéro AVS et nom de l'assureur-maladie. Ca valait le coût de mettre ça sur une bande magnétique illisible ...

C'est avec ce genre de merveilles de la technique administrative fédérale que le bon Docteur Merz fait des économies. On prétend aussi que les coûts de cet engin ne seront pas à la charge des assurés.
Avec l'opacité proverbiale des comptes des assureurs, nul doute que personne ne pourra contrôler ça. En plus, rien n'est prêt actuellement pour réglementer clairement le traitement de l'information médicale sur la carte, sauf un PIN code qui actuellement ne sert à rien. Lui non plus.
17:40 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : crash, vitale, santé, suisse, ridicule, carte
16.02.2010
Défi aux voleurs de rentes
Le 7 mars le peuple est appelé à se prononcer sur une baisse du taux de capitalisation LPP, ou pour être plus simple, sur la mort annoncée depuis longtemps du 2e pilier et de ses obligations constitutionnelles en terme de maintien du pouvoir d'achat. Malgré des dizaines de millions dépensés pour tenter de convaincre le corps électoral de voter contre son propre intérêt, millions ponctionnés sur les rendements qui reviendraient au peuple des assurés si les caisses n'étaient pas gérées par des gangsters de façon arbitraire et scandaleuse depuis dix ans au moins, il se trouve depuis peu quelques semeurs de trouble pour ne pas dire plus dans les rangs des patrons de caisses.

15:50 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : lpp, rente, retraite, votation, 7 mars 2010
14.02.2010
Les magiciens du Matin
Le Matin a fait travailler les sondeurs d'Isopublic /Gallup CH, avec comme d'habitude un titre racoleur : "Les Suisses à la rescousse du secret bancaire". Braves confédérés aux bras noueux et aux idées polluées par la cacophonie fédérale et les jérémiades des "experts" et des banquiers bientôt judicieusement émasculés.
On demande à part ça au Suisse moyen ce qu'il pense de la disctinction jésuitique entre fraude et évasion fiscale, et le Suisse moyen se prononce comme un seul homme sur la question, mais sans savoir vraiment (95 % de l'échantillon) ce que cette distinction recouvre encore en 2010. Quant au secret bancaire lui-même, 62 % de la population seraient "contre son abolition".

Dont acte, sauf que ces beaux chiffres porte-drapeautés par l'édition dominicale du quotidien de l'avenue de la Gare ne veulent plus rien dire. On a largement dépassé le temps où la question valait la peine d'être posée : l'UBS et le Conseil fédéral ont dans un tandem symbole d'indépendance des pouvoirs fait en sorte que ce secret disparaisse de fait, quoi qu'en pense la population.
Car quand on ne lui dira plus que 20'000 postes de travail sont en danger dans les banques (affirmation gratuite mais qui recouvre l'application extensive du secret bancaire, toute somme déposée en Suisse étant suspecte si elle touche chaque employé de banque) mais que c'est l'économie toute entière qui va souffrir d'une position hors norme concernant ce fameux secret, quand elle aura compris qu'il est avant tout un frein au développement international économique de la Suisse et que ce développement est la seule planche de salut pour un pays-ilôt en 2010, alors peut-être changera-t-elle son fusil d'épaule.
11:11 Publié dans Médias | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : moix, secret-médical, bancaire, suisse, sondages, matin, presse
12.02.2010
Secret professionnel de l'avocat : aux oubliettes vite !
Quelques brillants baveux préfèrent jouer à défendre la peau du cochon d'Inde dans le Matin qu'à alimenter intelligemment le débat sur la mort du secret bancaire. Chacun fait ce qu'il peut avec ses moyens et ses ambitions. Mais à propos justement de baveux, le lecteur lambda aura sans doute remarqué un silence pesant dans la profession sur tous ces sujets qui fâchent. A part quelques spécialistes fiscaux autoproclamés et additionnant sotise à sottise, on n'entend rien.
C'est que dans la profession, ma petite dame, le corporatisme est l'une des mamelles vitales (l'autre étant le langage juridico-judicaire volontairement incompréhensible des illuminati membres des sectes en question). Et de ce corporatisme on tire des règles considérées comme inamovibles parmi lesquelles celle de l'inviolabilité du secret professionnel absolu de l'avocat.

Si la remise en cause de ce secret n'a aucune justification en matière de défense pénale ou civile, il n'en va pas de même en matière administrative ou de représentation privée. En effet, en Suisse et ailleurs, l'un des piliers les plus importants de la fraude et de l'évasion fiscale est justement ce secret, qui permet en ces domaines tous les excès. Dans leur lutte pour un peu de clarté, les lessiveurs du secret bancaire suisse devraient s'arrêter aussi sur le secret professionnel de l'avocat. Et en réduire les limites en ce qui concerne les activités de portage de sociétés ou de mandats d'administrateur.
11:45 Publié dans Judiciaire | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : baveux, suisse, juteux, secret, professionnel
10.02.2010
Traders à nouveau en rut
Pourtant la Grèce a adopté l'Euro comme monnaie nationale, mais sa classe dirigeante plus prompte à pleurer qu'à travailler s'est remplie les poches des subventions européennes qui ont atterri dans le pays de Socrate par dizaines de milliards depuis quelques années, au lieu de les utiliser à bon escient, par exemple en développant certains seceturs d'une économie moribonde où en investissant sur la formation.
Ces éléments n'ont pas échappé aux traders fous (pléonasme de circonstance) qui depuis quelques semaines contribuent comme des gamins à jouer la Grèce perdante. Ce faisant, pariant à la baisse mais pas à la chute finale, ils gagnent des sommes faramineuses sur des opérations de change qui n'ont aucun fondement économique réel mais reposent simplement sur la psychologie primaire de l'investisseur de Cromagnon.

Or cet employeur bancaire n'est pas seulement employeur, il est aussi bailleur de fonds pour différents pays de la zone Euro dont .....la Grèce. Et a donc tout intérêt à ce que la dette de ces pays soit honorée. Dans le casino bancaire qui a repris de plus belle sans aucun changement depuis 2008, ceci malgré les belles déclarations politiques qui ne servent à rien, on se trouve donc à nouveau devant un risque systémique que les banques vont vouloir faire partager au contribuable, depuisqu'elles savent que les gouvernements ne laissent jamais tomber.
10:42 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : traders, rut, schizophrénie
09.02.2010
75 % d'impôt pour les nantis : une juste mesure
Beaucoup de spécialistes et d'économistes se sont penchés depuis belle lurette sur la pression fiscale, sur les taux d'imposition et singulièrement sur la question hautement politique de la fixation d'un taux ou d'un tranche maximale pouvant frapper les revenus importants. Sous l'impulsion de distingués penseurs libéraux et néo-libéraux, l'idée générale d'un taux considéré comme confiscatoire s'il dépasse le seuil de 50 % a fait son chemin et participe de nos jours des croyances populaires.
Un certain Laffer a même construit de toutes pièces une courbe en cloche pour démontrer, soi-disant, la baisse de rentabilité de l'imposition à partir de ce seuil, voire même la mort à terme de la matière fiscale si on lui fait subir une trop forte pression. Les équipes ayant travaillé sur la modélisation de la courbe de Laffer à la fin des années 1970 ont évidemment posé des hypothèses à leurs travaux, si on peut parler de travaux et non d'oraisons. Parmi ces hypothèses, on notera celle, de base, qui ne tient compte que d'une économie fermée (elle s'arrête aux frontières des États ..). Étrange vision du libéralisme ....

Mais ce n'est pas tout, les théoriciens qui ont tenté de modéliser la pensée d'Adam Smith selon laquelle "l'impôt tue l'impôt" ont réussi le tour de force de rajouter comme hypothèse le principe quasi cardinal selon lequel les agents économiques agissent rationnellement : en gros, plus on se rapprocherait du taux de 100 % moins les travailleurs auraient envie de travailler ...
Ce qu'ils ont oublié, dans leur immense application destinée à fausser les perceptions populaires et à permettre aux ultra-riches de s'enrichir encore plus, c'est que l'individu ne travaille pas souvent pour son plaisir. En tous cas pas à la caisse de la Migroop ou à l'usine X.
17:29 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : courbe, curve, impôt, laffer, optimum, taux
07.02.2010
Tu Rebecque teras sur le dos de l'autre
"Tout impôt détourne des ressources d'une utilisation révélée préférée et financée par ceux qui la souhaitent pour l'affecter à des buts qui peuvent très bien n'être souhaités que par les agents de l'État " (Credo du Centre pour la concurrence fiscale)
Du côté du Boulevard de Grancy dans la ville de Lausanne si chère à un certain Moix, plumitif de troisième zone et intellectuel autoproclamé, se niche un bidule qui se nomme Institut Constant de Rebecque, avec la particule siouplait, histoire de faire plus classe et surtout plus mystérieux, peu nombreux étant ceux qui connaissent l'identité complète de notre Benjamin cantonal/national.
Le credo de l'Institut est admirablement contemporain et particulièrement tourné vers le bien des peuples. En voici deux exemples, perles parmi les pourceaux : " Ce que la Suisse doit redécouvrir, c'est la boussole lui permettant de sortir de façon ordonnée d'un étatisme à bout de souffle" ou encore "Dans quel autre pays [que la Suisse"] trouve-t-on tant de prospérité et si peu de chômage, des taux d'intérêt si bas en l'absence d'inflation? Où les gens disposent-ils d'épargnes individuelles plus étoffées ?"

Réflexion libérale et recherche prospective, voici les deux mamelles de l'engin. Qui n'est pas qu'un machin puisqu'il se compose de redoutables experts parmi lesquels trône même un philosophe.
Faut dire que ce gratin est très proche d'une certaine Société du Mont-Pélerin (la maison mère des think tanks néolibéraux), dont le prochain Meeting annuel aura lieu en octobre 2010 à ... Sydney, loin des yeux, du cœur et oreilles indiscrètes de l'Européen moyen qui travaillera, lui, au bien commun dans son usine en voie de délocalisation.
12:45 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : benjamin, constant, droite, libéralisme, néo, ultra
05.02.2010
2e pilier : la droite au casse-pipe
Avec l'appui logistique et financier des assurances, ou plus exactement en puisant par dizaines de millions dans les caisses des mêmes assurances (et assurés donc) pour financer une campagne débile pour une proposition qui l'est encore plus mais qui a passé la rampe des Chambres fédérales, la droite est en train, une nouvelle fois, d'aller au casse-pipe, et c'est tant mieux.
On ne touche pas à des acquis sociaux minmaux et surtout au porte-monnaie du contribuable assuré après lui avoir promis monts et merveilles sur le système de la capitalisation, ce même système qui permet tous les excès en particulier au niveau des bonus et autres friandises bancaires ou de groupes de bancassurances. La gueule enfarinée les élus de droite ne savent plus à quelle mamelle têter pour trouver des arguments intelligents.

Il faut dire que dans ces formations, le pourcentage d'imbéciles heureux le dispute à celui des naïfs compromis ou des profiteurs. Ces zèbres ont voulu inventer un modèle de retraite qui soit performant : ils se retrouvent avec une vieille bagnole rouillée et pourrie à peine digne du système de retraite du Malawi.
La défaite béréziniaque annoncée par les sondages payés cher mais tenus étrangement secrets en violation de toutes les dispositions réglementaires sur l'obligation d'informer sera une étape dans la reconstruction pénible mais juste d'une sécurtié sociale digne de ce nom et dans un pays qui dispose largement de quoi faire en sorte que la dignité minimale du retraité soit assurée.
07:22 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : conversion, crétins, deuxième pilier, pipe, rente, taux, votations


