10.02.2010
Traders à nouveau en rut
Pourtant la Grèce a adopté l'Euro comme monnaie nationale, mais sa classe dirigeante plus prompte à pleurer qu'à travailler s'est remplie les poches des subventions européennes qui ont atterri dans le pays de Socrate par dizaines de milliards depuis quelques années, au lieu de les utiliser à bon escient, par exemple en développant certains seceturs d'une économie moribonde où en investissant sur la formation.
Ces éléments n'ont pas échappé aux traders fous (pléonasme de circonstance) qui depuis quelques semaines contribuent comme des gamins à jouer la Grèce perdante. Ce faisant, pariant à la baisse mais pas à la chute finale, ils gagnent des sommes faramineuses sur des opérations de change qui n'ont aucun fondement économique réel mais reposent simplement sur la psychologie primaire de l'investisseur de Cromagnon.

Or cet employeur bancaire n'est pas seulement employeur, il est aussi bailleur de fonds pour différents pays de la zone Euro dont .....la Grèce. Et a donc tout intérêt à ce que la dette de ces pays soit honorée. Dans le casino bancaire qui a repris de plus belle sans aucun changement depuis 2008, ceci malgré les belles déclarations politiques qui ne servent à rien, on se trouve donc à nouveau devant un risque systémique que les banques vont vouloir faire partager au contribuable, depuisqu'elles savent que les gouvernements ne laissent jamais tomber.
10:42 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : traders, rut, schizophrénie
03.11.2009
UBS : résultat béréziniaque
Après tripotages comptables totalement illogiques et incompréhensibles et surtout rendus encore plus obscurs par une communication adéquate que n'aurait pas renié la DDR au temps du mur de Berlin, l'UBS est toujours dans une situation critique.
Le flot de fuites de capitaux augmente encore, le résultat avoué est toujours largement dans le rouge, l'arrogance maison n'a pas changé d'une pouce, bref, alors que les vrais banquiers ont remboursé les aides étatiques et refont des bénéfices parfaitement immoraux, l'UBS n'a ni remboursé le trou creusé dans le Stabfund (au moins 30 milliards de dollars) et continue de voguer dans les pertes les plus sombres.
C'est dire les capacités proverbiales de son management. Faire des pertes opérationnelles en 2009 relève du record du monde pour un banque.
Les clients ont parfaitement compris qu'il fallait partir pendant qu'il en était encore temps. Si UBS a été considérée un temps comme too big to fail, aujourd'hui elle est vraiment too bad to follow.
Même les concurrents du secteur suggèrent de ne pas acheter le titre, et pour ceux qui sont restés collés avec, de le conserver. Ce qui revient à dire qu'aucune lueur d'espoir ne vient aux mirettes des professionnels à moyen terme.

11:45 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : bérézina, too bad to follow, ubs
01.07.2009
Secret bancaire : le crash
Il n’y pas longtemps encore, Mirabaud le moustachu et très relativement distingué visionnaire et son ami Merz le psycho-rigide racontaient à qui voulait l’entendre que le secret bancaire avait encore de beaux jours devant lui en Helvétie.
On riait par ci par là mais on passait pour une variété d’oiseaux de type Cassandre. Il y a à peine quelques jours, la presse institutionnelle sérieuse et spécialisée, le Temps par exemple, assurait que des accords seraient trouvés aux USA contre paiement pour éviter que l’UBS ne doive remplir ses obligations légales de fraudeuse en série.
Et voilà que coup sur coup, on apprend que c’est le Crédit Suisse qui va se livrer de lui-même à une opération fiscale “mani pulite“ et que les poursuites US contre l’UBS ne seront en aucun cas abandonnées.

Pourquoi donc la presse suisse veut-elle à tout prix faire accroire qu’un accord est possible, alors que cette hypothèse relève de l’absurde et surtout ne colle en rien avec la nouvelle politique du gouvernement US ? quel intérêt celui qui a toutes les cartes en main pour gagner a-t-il de passer son tour ? que veut-elle prouver cette presse, qui veut-elle ménager ?
Étrange ballet peu professionnel en tous cas et surtout addition de sottises crasses en très peu de temps qui ferait rater son bac à une vache espagnole inscrite au CRFJ.
07:51 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : crash, cs, le temps, merz, mirabaud, moustache, secret bancaire
22.06.2009
Pétrole: le chameau a soif
Les automobilistes les moins regardants l’auront même noté : le prix de l’essence (et du diesel) à la pompe a remonté très rapidement ces derniers temps pour friser le litre de sans plomb à Fr. 1.70. Comme d’habitude, nos aimables pétroliers ont adapté à la vitesse de l’éclair et à la hausse bien sûr les prix qui pèsent sur le consommateur et sur l’économie en général.
C’est qu’après les profits historiques réalisés en 2008, ils ont soif les bougres, de dollars et de pouvoir évidemment. Or si l’on considère l’état actuel de la décroissance de l’économie mondiale, et donc la baisse considérable de la production et de la consommation, la hausse du prix du pétrole est à mettre exclusivement sur le compte des … fonds spéculatifs.
Cette information est corroborée par la liste des opérateurs de taille actuellement très actifs sur les marchés à terme du pétrole et de certaines matières premières. Elle n’est même pas influencée par les gesticulations usuelles des barbus du golfe qui ferment les robinets ou plutôt qui prétendent le faire dans un bel ensemble harmonieux, alors que par derrière ils n’en font qu’à leur tête.

On croyait que le G 20 allait nous faire entrer dans une ère nouvelle, que la consommation de combustibles fossiles allait redevenir sinon acceptable du moins plus tolérable pour la planète. Or si la consommation a elle pris, au moins provisoirement ce chemin, forcée et contrainte il est vrai, les guignols du G 20 n’ont pas réussi à atteindre ne serait-ce que le début du seuil de perception des dirigeants de fonds spéculatifs : ces derniers sont repartis comme en 14 dans une danse du scalp qui n’a strictement rien à voir avec le juste prix et la rareté d’une denrée donnée.
Plus encore qu’en 2008, on nage en plein délire spéculatif depuis bien quelques semaines, et ceci sans qu’aucun gouvernement ne veuille mettre les points sur les i aux responsables de cette folle chevauchée qui évolue encore sur une pente plus raide que celle de 2008, même si elle n’en atteint pas encore les sommets en chiffres absolus. Il faut dire que ça remplit les caisses publiques sans travail, une hausse à la pompe …
07:30 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : matières, mesures, pétrole, premières, spéculation, taxe, tvs
16.05.2009
Raiffeisen: marketing populiste
Yverdon-les-Bains, vendredi soir 15 mai 2009, se tenait l’assemblée générale annuelle de la Banque Raiffeisen du Mont-Aubert, une petite circonscription allant de Grandson et sa région à quelques petits villages jouxtant plus ou moins Baulmes.
On pourrait imaginer que ce genre d’assemblée n’attire pas les foules, puisque de toutes façons tout y est dit d’avance, le comité dans une coopérative ayant un pouvoir bien plus considérable que celui très émietté des coopérateurs.
Quelle n’est donc pas la surprise de l’observateur entomologiste voyant débarquer à la Marive, le centre de conférences de la cité du nord vaudois, plus de 500 personnes toutes d’une âge certain et d’un poids excédant en général les chiffres rassurants de l’indice de masse corporelle. Avec en plus un indice de QI inversement proportionnel à leur poids …si l’on en croit la tenue assez misérable des conversations dans les couloirs à l’arrivée.
Sur scène, un aréopage de pontes fiers et élus, comitards et autres comptables cravatés tous plus engoncés et l’air benêt les uns que les autres et faisant semblant de jouer les professionnels de la banque. Il n’y en avait que pour la culture de la prudence et l’afflux de clients nouveaux.
La volonté finalement bienvenue pour le groupe bancaire en question de ne pas s’être aventuré dans des produits structurés et donc dangereux, ce que d’autres ont fait à leurs dépens et aux dépens du contribuable de base. Avec la technique assez minimale qui transpire des spécialistes mis en valeur ce vendredi, on comprend qu’ils ne se soient pas aventurés tellement loin dans les produits modernes, faute sans doute d’en comprendre ne serait-ce que la toute première subtilité …
Mais tout est beau au pays de Raiffeisen : les clients, le bénéfice, la gestion, les constructions nouvelles, la croissance, le moral, le sourire, les fleurs, les hôtesses, les subtils vigiles, etc. Tout est luxueux, le lieu, l’organisation, les petits cadeaux, les systèmes audio-visuels en place, etc.
11:14 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : bouffe, buffet, campagnard, marive, mont aubert, populiste, raiffeisen
10.05.2009
Des monnaies de plus en plus diaphanes
Évènement particulier durant la deuxième partie de la semaine passée : le trésor américain n’a pas trouvé preneur pour une portion importante de l’émission hebdomadaire de ses tranches de nouvelles dettes de l’Etat US.
Pas intéressant et trop risqué ont jugé les cheiks, les Chinois et d’autres investisseurs institutionnels pourtant en manque flagrant de produits financiers sûrs et garantis. La signature de l’État américain deviendrait donc de qualité médiocre aux yeux de certains, retour quelque part assez juste d’une politique du laisser-faire de quelques dizaines d’années couronnées par la présidence Bush 2 qui dans la catégorie des catastrophes mettra du temps à trouver son pareil. Voilà qui ne va pas arranger Barack dans sa guerre contre la crise, car qui dit doutes sur la signature de l’État dit dévaluation automatique de sa monnaie et recours imposé à la planche à billets.

Sur le plan européen, la situation n’est guère meilleure et en Suisse, la BNS use et abuse aussi, sans le crier sur les toits, des mêmes instruments pour contrer la crise : l’émission de monnaie à qui mieux mieux.
Il est clair que cette débandade ne pourra continuer sans risques majeurs pour les économies et l’indépendance même des pays riches. Car si les Etats se mettent eux aussi à jouer au jeu de l’avion à la place des banques, on n’est pas sorti de l’aéroport.
Sarkoléon a voulu s’emparer du G 2o comme d’un joyau de la politique internationale à mettre à son seul actif ou pas loin. Mais personne n’est dupe, le G20 qui aurait justement dû se pencher sur ce problème de masses monétaires n’a été qu’une aimable conversation autour d’une ” little cup of tea” de facture anglaise, bien évidemment.
A trop vouloir augmenter les masses monétaires globales, les pays dits riches voient de fait leurs monnaies respectives perdre de la valeur jour après jour. Et le temps des vautours ne va pas tarder.
18:24 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : crise, endettement, géostratégie, monnaies, suisse, us treasury bonds, usa
15.04.2009
UBS : la tactique du salami...
Voici plus d’une année que UBS annonce que le pire est passé. Que la croissance va reprendre et que les amortissements extraordinaires sont derrière elle. Et voici plus d’une année qu’elle ne cesse de friser le code, en le violant aussi souvent d’ailleurs, et qu’elle ne tiendrait plus debout depuis belle lurette si l’Etat n’avait pas mis son veto à une faillite certaine.
Voici aussi plus d’une année que trimestre après trimestre UBS présente des comptes qui sont forcément tendancieux, pour ne pas dire faux, dans la mesure où on et censé, en bonne logique, provisionner les pertes que l’on tient pour probables ou prévisibles. Mais les banquiers bâlois n’ont cure des règles comptables.
Il faut étaler le drame sur le plus de trimestres possibles, faute de quoi les rigueurs du code s’appliqueraient même au géant déchu. Reprenant son credo et son admiration pour l’actuel DG Oswald Grübel, celui qui a pu être toute une vie ennemi intime de UBS pour ensuite venir sans conflit intérieurarrondir ses fins de mois de retraité doré à trois millions par an (plus la tonte de son jardin) en plaidant tout à coup urbi et orbi que seule UBS vait du sens … et qu’elle était la meilleure, le Temps de ce jour nous raconte que “le redressement commence“. Un doux rêve que personne au sein de la rédaction de ce quotidien sérieux ne devrait réellement faire, mais tout au plus un souhait pieux et intéressé.

En fait de redressement, on y va pour une bonne dizaine de milliers d’emplois supprimés autour du monde, et plusieurs milliers en Suisse uniquement. Retour de bâton logique d’une gestion débile, et drôle de redressement.
Car après avoir subventionné le maintien pendant six mois de tous ces postes, le contribuable helvète va se retrouver une nouvelle fois pris au piège : on peut en effet raisonnablement penser que tous ces “banquiers” d’opérette qui jouaient aux petits chefs arrogants dans leurs bureaux luxueux vont fréquenter assidûment les ORP pendant des mois, et que les caisses de chômage vont devoir leur verser des indemnités colossales.
Le salaire moyen de l’employé de banque en Suisse dépasse Fr. 100′000.– et atteint donc largement le plafond assuré par l’AC, en gros Fr. 8′900.– par mois. Une simple multiplication de ce salaire mensuel par douze donne Fr. 106′800.–, et ce montant multiplié par le nombre probable de chômeurs de longue durée créé uniquement par l’incurie des dirigeants de l’UBS (3000) représente une dépense annuelle de plus Fr.320 millions de francs.
12:07 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : grübel. salami, le temps, tactique, ubs, villiger
14.04.2009
UBS éthique : c’est quoi ça ?
Les braves militants d’ACTARES au nombre desquels figure le "sémillant" Roby Tschopp vont prononcer un discours demain 15 avril à l’AG ordinaire de l’UBS dans lequel ils vont réclamer une UBS éthique. Voici en primeur la partie essentielle de ce discours :
“ACTARES, actionnariat pour une économie durable, exige la mise en place d’un contrôle éthique au sein d’UBS. La très grave perte de confiance et de crédibilité encaissée par la grande banque suisse ne pourra pas être surmontée par un simple retour aux valeurs traditionnelles, symbolisé par l’arrivée de Kaspar Villiger et d’Oswald Grübel aux commandes de l’établissement. Des mesures concrètes et vérifiables devront être prises pour assurer à l’avenir l’éthique des activités d’UBS. La banque prendra ainsi une longueur d’avance sur ses concurrentes en anticipant les nouvelles exigences auxquelles tout le secteur ne manquera pas d’être confronté.

La réflexion devra conduire UBS à orienter ses investissements de manière à favoriser le développement durable et à offrir à sa clientèle une valeur ajoutée sur ce plan.
Les récentes révélations quant aux pratiques illégales systématiques mises en œuvre aux Etats-Unis d’Amérique ajoutent malheureusement une dimension nouvelle aux difficultés d’UBS. Il ne s’agit plus désormais d’erreurs, mêmes graves, commises en toute bonne foi, mais d’actes délibérés mettant en lumière une absence criante d’éthique des affaires.
Non seulement les collectivités publiques à l’étranger ont été trompées et lésées, mais également les actionnaires et les contribuables suisses, affectés par les pertes consécutives à la découverte du pot-aux-roses.
ACTARES ne comprendrait pas, dans le contexte actuel, qu’UBS n’ouvre pas des procédures judiciaires contre les personnes qui se sont rendues coupables de sa débâcle. Ne pouvant pas accéder à la documentation interne de l’entreprise, les actionnaires ne sont que difficilement en mesure de le faire, sauf à se lancer dans une voie calquée sur les méthodes américaines, susceptibles en définitive nuire à la banque dans son ensemble.
ACTARES salue et soutient par ailleurs outre les efforts déjà entrepris pour réorienter la banque. L’abandon d’une rémunération liée aux résultats pour le Conseil d’administration, la mise en votation du système de rémunérations ou la récente réduction de voilure aux Etats-Unis représentent autant de signaux positifs.”
12:01 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : actares, doux rêveurs, durable, roby tschopp, ubs
31.03.2009
Au secours, la FINMA se congratule
La FINMA, cet engin peu efficace et complaisant qui est entré en fonction au début de l’année sous l’auguste présidence de l’ancien UBS boy Eugen Haltiner s’autofélicite des trois premiers mois de sa vie. La FINMA c’est un machin qui fonctionne avec au moins 300 gugusses qui sont censés se pencher sur un certain nombre de problèmes de façon efficace et transparente.
Pour la transparence on repassera, puisque la mort du secret bancaire a passé par une décision en catimini et en vitesse de la FINMA exigée en “toute indépendance” par le Conseil fédéral au sujet de la levée du secret bancaire dans l’affaire UBS. Pour l’efficacité on repassera aussi, car ils sont incapables de déterminer la hauteur de la pile de cadavres qui gisent encore dans le bilan UBS.

Et le problème majeur de cette crise se situe précisément là. Les banques ont encore au bilan et hors bilan des quantités d’actifs pourris que les organes de contrôle ne sont en mesure de découvrir que lorsque c’est trop tard. Ceci explique d’ailleurs pourquoi UBS, renflouée à coups de milliards par le contribuable suisse, continue de péricliter et n’est capable d’annoncer, trimestre après trimestre, que de nouvelles dépréciations d’actifs. Et sur cette question cruciale, la FINMA manque complètement sa cible et faire rire bien au delà des frontières helvètes.
Elle reconnaît avoir été incapable de voir venir la crise à temps. Dans quelques années elle reconnaîtra tout en bas d’un communiqué de presse qu’elle n’a pas été capable de mesurer l’ampleur des dégâts contenus dans les bilans de certaines banques et singulièrement de l’UBS. On rappelle qu’on devait soi disant faire des affaires sur les crédits pourris rachetés par le STabMAchin : de fait, ce dernier a déjà perdu plusieurs milliards rien qu’en 2008, ce qui a d’ailleurs précipité le bilan de la BNS dans le rouge.
Si l’on souhaite que le système bancaire joue à nouveau son rôle, on doit le purger. Mais pour le purger, il faut exiger des comptes clairs et précis et surtout prendre le temps de les analyser et non pas gober benoitement la bonne parole qui vient de la direction de UBS.
11:33 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : au secours, club med, finma, gentils organisateurs, stabfund snb
20.03.2009
Garelli story
Au début de cette semaine, son Immensité Garelli Stéphane, ci-devant professeur, celui qui pudiquement se prénomme sur son site “a world authority on competitiveness“, expert es économie acclamé et auto proclamé s’est livré devant une parterre plus ou moins amusé à Yverdon-les-Bains à l’une des diatribes dont il a le secret.
Hurlant comme à son habitude et comme s’il parlait du haut du Mont-Chauve avec le restant d’accent américano-rollois qu’il cultive depuis des décennies pour faire plus vrai, l’expert s’est répandu avec condescendance devant une centaine de personnes invitées par un club de service local et venus entendre le messie sur la crise et la Suisse rebondissante … sans grande nouvelle convaincante il est vrai.

A cet ingrédient de base, il convient certes d’ajouter quelques banquiers qui ne savent pas gérer ni cuisiner, un plat de spaghettis avariés alla bancaria (subtil message populaire pour faire comprendre à l’homme de la rue ce que sont les actifs toxiques ….), des agences de notation entièrement responsables et … la crise des subprimes est née et explicitée.
Le reste de ce qui se passe aujourd’hui, à savoir une crise économique mondiale, existe certes, mais n’a strictement aucune cause endogène. Le système est bon, et il faut donc faire le gros dos et attendre que ça passe.
Et de préférence séjourner en Suisse pendant la crise, car manifestement, selon Garelli, ce pays est un bateau sûr pour traverser la tempête, alors que tous ses voisins sont embarqués sur des coques de noix qui sont proches du naufrage intégral.
Quant aux prévisions du prophète, elles sont claires: la crise se terminera après l’été 2009 (parce que ça ne peut pas durer !!!! sic) et nous en verrons les effets statistiques dès la fin de l’année (car le statisticiens suisses sont escargotiques dans leur approche ).
17:37 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : economie, garelli, imd, professeur, son excellence, stéphane


