18.02.2010
Cybercarte de santé : encore 30 millions par les fenêtres
On nous annonce avec fracas l'arrivée imminente de la cybercarte de santé modèle suisse. On a même attendu un an de plus pour laisser le temps au Département du sémillant Burkhalter de feu de nous sortir une carte utile et bien faite.
Résultat des courses : au bas mot 30 millions flanqués par les fenêtres, car cette merveille de conception confédérale n'est pas compatible avec les cartes distribuées au médecins (HMC-Health Master CArds), ne peut être lue actuellement par aucun logiciel à disposition des cabinets médicaux, peut contenir des informations médicales que le patient ne peut pas contrôler, et surtout ne donne aujourd'hui que des indications débiles déjà dans tous les dossiers de patients : nom, prénom, date de naissance, numéro AVS et nom de l'assureur-maladie. Ca valait le coût de mettre ça sur une bande magnétique illisible ...

C'est avec ce genre de merveilles de la technique administrative fédérale que le bon Docteur Merz fait des économies. On prétend aussi que les coûts de cet engin ne seront pas à la charge des assurés.
Avec l'opacité proverbiale des comptes des assureurs, nul doute que personne ne pourra contrôler ça. En plus, rien n'est prêt actuellement pour réglementer clairement le traitement de l'information médicale sur la carte, sauf un PIN code qui actuellement ne sert à rien. Lui non plus.
17:40 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : crash, vitale, santé, suisse, ridicule, carte
07.02.2010
Tu Rebecque teras sur le dos de l'autre
"Tout impôt détourne des ressources d'une utilisation révélée préférée et financée par ceux qui la souhaitent pour l'affecter à des buts qui peuvent très bien n'être souhaités que par les agents de l'État " (Credo du Centre pour la concurrence fiscale)
Du côté du Boulevard de Grancy dans la ville de Lausanne si chère à un certain Moix, plumitif de troisième zone et intellectuel autoproclamé, se niche un bidule qui se nomme Institut Constant de Rebecque, avec la particule siouplait, histoire de faire plus classe et surtout plus mystérieux, peu nombreux étant ceux qui connaissent l'identité complète de notre Benjamin cantonal/national.
Le credo de l'Institut est admirablement contemporain et particulièrement tourné vers le bien des peuples. En voici deux exemples, perles parmi les pourceaux : " Ce que la Suisse doit redécouvrir, c'est la boussole lui permettant de sortir de façon ordonnée d'un étatisme à bout de souffle" ou encore "Dans quel autre pays [que la Suisse"] trouve-t-on tant de prospérité et si peu de chômage, des taux d'intérêt si bas en l'absence d'inflation? Où les gens disposent-ils d'épargnes individuelles plus étoffées ?"

Réflexion libérale et recherche prospective, voici les deux mamelles de l'engin. Qui n'est pas qu'un machin puisqu'il se compose de redoutables experts parmi lesquels trône même un philosophe.
Faut dire que ce gratin est très proche d'une certaine Société du Mont-Pélerin (la maison mère des think tanks néolibéraux), dont le prochain Meeting annuel aura lieu en octobre 2010 à ... Sydney, loin des yeux, du cœur et oreilles indiscrètes de l'Européen moyen qui travaillera, lui, au bien commun dans son usine en voie de délocalisation.
12:45 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : benjamin, constant, droite, libéralisme, néo, ultra
31.01.2010
COOP: l'esprit de vin
On se souvient que la COOP, à la base, n'est pas censée être une entité capitaliste mais qu'elle devrait, comme toute société coopérative en droit suisse suivre à la lettre et dans son esprit l'article 828 CO qui dit: " La société coopérative est celle que forment des personnes ou sociétés commerciales d’un nombre variable, organisées corporativement, et qui poursuit principalement le but de favoriser ou de garantir, par une action commune, des intérêts économiques déterminés de ses membres".
Comme son concurrent, COOP ne distribue pas de profit en cash à des coopérateurs, mais "assure leur bonheur" grâce à de soi disants judicieux investissements. Et du moment que la communication de la COOP est bien faite, le coopérateur dissous au milieu de ses congénères n'a plus qu'à la boucler, les chefs se servant au passage et régnant de main de maîtres sur ce géant.

Il est toujours intéressant de traîner dans les différents rayons du géant au mois de janvier, car c'est celui de la valse des étiquettes. 2009 n'a pas vu poindre une inflation majeure, pour ne pas dire plus. Et la même année n'a pas vu non plus les producteurs de vin se remplir plus les poches qu'usuellement.
Mais alors, comment faire passer une jolie hausse en douce : voici la recette, un exemple parmi beaucoup d'autres.
Acheter en gros. Créer artificiellement et sur certains articles une pénurie momentanée ou des pseudo ruptures de stock pour aiguiser la curiosité du consommateur.
16:02 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : coop, coopérative, étiquettes, luins, pofit, valse, vin
20.01.2010
BCV : sévice clients
Il était une fois une association qui possédait un compte auprès de la BCV. Pas grand chose, juste de quoi se faire ponctionner l'impôt anticipé. Et voici que l'association en question renouvelle son comité, un évènement rare et complexe à traiter pour une banque intelligente.
Les nouveaux membres du comité, plutôt que de faire les choses à la retirette se rendent en personne, à trois, au guichet de résidence du compte où ils sont reçus comme des chiens dans un jeu de quille. On apprendra par la suite que la revêche préposée grise a pris sa retraite ... entre le début de l'aventure et ce billet.

Tant mieux pour elle et tant mieux surtout pour le client. Pour en revenir justement à l'aventure, dont le dernier épisode date de quelques jours, nos trois membres du comité apportent, tels des rois mages, certificats de vaccination, cartes de visite, sourires, papiers signés, timbres humides et secs, chocolats, encens et myrrhe à la guichetière, qui n'avait finalement plus qu'à recopier les noms et adresses des heureux élus sur les papiers internes de la banque.
Ce qu'elle fit en renâclant mais fit quand même. Faut dire que la journée était déjà avancée et que sa paupière avait une légère tendance à la chute. Elle prit également note d'un changement d''adresse pour le courrier, dûment documenté et signé par les trois mages. Nos trois rois ayant terminé leur pèlerinage s'en allèrent donc célébrer cette réussite. On était en novembre 2009.
11:16 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : clients, revêche, service, bcv
25.12.2009
Papale culbute
Voici que le sinistre, moderne, teuton et sectaire Benoît XVI s'est fait renverser hier soir par une femme. Se faire culbuter en public à minuit moins deux heures le soir de Noël par une femme, ceci quand on la stature papale infaillible (car chez un pape tout est infaillible, tout est bon chez le teuton), semble pour le moins contre-indiqué.
Céder ainsi aux tentations de la chair(e), quel exemple sinistre et rude pour le fidèle accouru sur place et aux limites de la pâmoison. Au point même qu'un des grands chambellans du pape en blouse cramoisie présent à ses côtés lors de l'incident est devenu tellement plus rouge qu'usuellement qu'il a dû être conduit aux urgences.

Mais pas d'un rouge progressiste le brave, plutôt d'une couleur que le nez des Valaisans attrape même en dehors des domaines skiables et que l'on porte aussi chez les Gardes suisses.
Et il semble que dans son homélie, le premier pape de l'histoire à avoir fait déplacer la messe de minuit à 22 heures pour pouvoir mieux jouir de sa nuit de Noël a invité (encore) le fidèle (comment ose-t-il) à accueillir le réfugié (ça grouille au Vatican, de réfugiés, surtout politiques ..), et surtout à méditer sur l'idée que "l'égoïsme, celui du groupe comme celui de l'individu nous tient prisonniers de nos intérêts et de nos désirs, qui s'opposent à la vérité et nous séparent les uns des autres".
17:23 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : benoit, seize, culbute, papam, papadam
12.08.2009
Banques : comme en 14 !
Mais que font-ils donc de leurs (nos) sous ? à part l’UBS dont visiblement la capacité même à faire quelque chose est entamée, les autres banques ont repris depuis quelques mois le chemin du n’importe quoi.
Sans que cela ne semble pour autant inquiéter le contribuable dans sa torpeur estivale ou avec la réelle complicité active des politiques toujours intéressés aux prébendes.
On avait dénoncé la socialisation des pertes, au temps des pertes, et bien sûr la conservation des profits pour une petite faction.
Mais depuis la fin 2008, grâce à l’argent public, les banques européennes et US font des profits à presque plein régime. Bien sûr certains s’offusquent déjà des bonus aussitôt re-provisionnés, mais la question est beaucoup plus large que ça.

C’est en effet celle de la capacité du banquier à apprendre des leçons du passé que l’on parle (sans illusion, il n’apprend qu’à coups de bâtons) et surtout celle de l’utilisation des profits bancaires.
Depuis des mois voire des années les banques ne prêtent plus. Alors même que les taux d’intérêt n’ont jamais été aussi bas. Mais c’est fatigant de faire son boulot de banquier, surtout quand on sait que de toutes manières, quelles que soient les crétineries qu’on fait, l’État nous sauvera sans sanction et surtout quand on gagne dix fois plus en spéculant grâce à l’argent public qu’en injectant tout ou partie des fonds reçus de l’État dans l’économie réelle.
C’est ainsi que depuis quelques mois la bourse, ce casino géant ronflant, est repartie de plus belle à la hausse, avec d’ailleurs dans son sillage les prix des matières premières spéculées, reflétant une nouvelle fois l’écart incongru qui peut exister entre le monde de la finance et ses trucs usuels et l’économie réelle où le chaland souffre de plus en plus et ceci quel que soit son pays de résidence.
16:33 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : anatomie, banquiers, pathologique
05.08.2009
Grippe AH1N1 ou novartisme chronique ?
Heureusement que l'OMS veille, heureusement que les médecins cantonaux ne serrent plus les mains pour protéger leur santé de fer. Heureusement que l'OFSP est au pourcentage pour ses petits loisirs annexes. Vive l'industrie pharmaceutique et la connerie en plaques de marbre.
Croissez et vaccinez-vous, disaient-ils, car ainsi vous pourrez payer. Vive aussi les braves médecins de la FMH qui, de façon tout à fait désintéressée et conforme à leur intérêt, veulent à tout prix diaboliser celles et ceux qui refusent de se faire vacciner, au motif que ce sont des égoïstes dangereux.
Vive aussi les médias institutionnels qui ne cessent de nous casser les pieds avec ce fameux virus et ses conséquences désastreuses potentielles sur l'économie. Encore heureux que les cadres survivants de l'UBS puissent choisir de se faire vacciner, faute de quoi la banque aurait définitivement à ranger ses trois clés sous le paillasson pour cause de force majeure.

En quoi une épidémie ou une pandémie d'une maladie qui au pire fait apparaître quelques vagues symptômes de courbatures et un degré de plus de température devrait-elle être combattue ? pourquoi ne la laisse-t-on pas tout simplement passer par là et infecter qui elle voudra. Plus on cherchera de moyens de la contrer plus virulente elle deviendra, puisqu'à entendre les experts (qui une nouvelle fois auraient mieux fait de rester à Miami et à Manhattan), on redoute qu'elle ne mute la vilaine.
Et si elle mute, on en fera quoi de ce Tamiflu contesté et qui ne fonctionne pas ou pas bien et de ce vaccin produit à coup de pub et de milliards publics pour être périmé et d'une sortie beaucoup trop tardive. Une toubib porte flingue de l'OFSP déclarait l'autre soir aux vêpres télévisuelles du père Darius Rochebin qu'elle préférait une société dans laquelle la règle de la sélection naturelle soit un peu combattue par la science. On rêve nous que la sélection naturelle des conneries existe chez les médecins.
12:16 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ah1n1, chronique, grippe, novartisme
06.07.2009
Et le casier des profs alors ?
Voici que certains profs dont il est inutile de préciser l’orientation politique veulent maintenant avoir accès non plus seulement au carnet de vaccinations des élèves mais rien moins qu’à leur casier judiciaire.
Et cette admirable imbécillité n’est pas uniquement de naissance suisse alémanique, mais soutenue par certains membres du corps enseignant romand. «Cela nous permettrait de travailler en connaissant toutes les données des élèves auxquels on a affaire», explique Georges Pasquier, président du Syndicat des enseignants romands (SEV). Ces informations sensibles ne seraient évidemment pas divulguées plus loin. «Nous sommes soumis au secret professionnel», ajoute-t-il. Pure ânerie, leur secret professionnel n’est pas protégé par le code pénal. Ensuite, il n’y a pas plus bavard qu’un groupe d’enseignants modèle 2009 buvant le café …

Pente glissante s’il en est que celle qu’imaginent ces éminences de la profession. Même si le même Pasquier se reprend un peu en ajoutant encore cette vérité qui méritait d’être proclamée par un digne représentant diplômé de la profession : «Nous partons du principe qu’un élève peut changer, même après de gros problèmes». Un prof aussi donc …. qui a aussi dû être élève une fois.
Dans beaucoup de régions du canton, la semaine passée a vu se dérouler les traditionnelles promotions. Pour ceux qui ont eu l’occasion d’assister à ces grands messes aussi emmerdantes que peuvent l’être des cours de l’école vaudoise 2009, dont beaucoup nous disent qu’elle est en mutation (encore), ils auront pu remarquer que la bête enseignante revit à l’arrivée du mois de juillet. Elle redevient alerte et inventive, surtout pour organiser ses vacances … frappante et dramatique occurrence.
Avant de vouloir se mettre à régler les problèmes de délinquance juvénile pour lesquels ils ne sont pas formés, les profs feraient bien déjà de faire correctement leur métier de profs, en apportant par exemple des enseignements véritables plutôt que des concentrés de fadaises exhumées d’internet ou de programmes surannées venus souvent, on ne sait trop pourquoi, du Québec, sorte de repère francophone de véritables sectes éducativo-débiles.
07:53 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : casier, élèves, judiciaire, professeurs
12.06.2009
A/H1N1: Novartis en alerte 6
Il est des coïncidences qui n’ont de coïncidences que le nom. Dans une précipitation débile et comme si elle annonçait l’explosion d’une bombe nucléaire, la “sémillante” Doctoressse Chan, grande prêtresse de l’OMS, a déclaré hier en fin d’après midi l’état d’alerte 6, celui de la pandémie.
C’est d’ailleurs pour cela, en fait, que Couchepin a démissionné ce matin : pour pouvoir remonter sur le Catogne et y faire cuire ses châtaignes tranquillement plutôt que d’avoir à continuer de côtoyer au quotidien des porteurs de microbes peu sains et des microbes tout courts. Grand bien lui fasse, il a mis du temps à comprendre que son nez faisait vraiment trop d’ombre à la justice sociale dans ce pays ..

Mais pour en revenir à Margaret Chan Fung (Fu-chun) et à l’OMS, on ne peut que s’étonner que ce matin, après une simple nuit avant laquelle ils n’avaient pas encore trouvé la parade, la grande firme bâloise dont Ruth Metzler est l’employée fidèle annonce à grand renforts de trompettes qu’elle tient enfin le vaccin miracle, à disposition bien évidemment des gouvernants de ce monde en folie et de leurs subventions bienvenues. Par ici la bonne soupe donc.
Car ce machin A/H1N1 truc-muche voyage. Le scandale. En plus il ne dit pas où il va, le vilain, mais ce qu’on sait semble-t-il c’est qu’il se promène sans permission. C’est donc la Grand Pandémie du 21e siècle, l’alerte sur tous les fronts y compris pour le caissier de Novartis qui doit se préparer à ramasser les millions par camions entiers. Quant à nous, pauvres pêcheurs plus ou moins sains, on nous explique qu’en fait le passage au niveau 6 n’aura aucune influence sur notre quotidien. Donc acte, mais alors à quoi bon mettre la foule en délire anxiogène ?
16:49 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : alerte, angoisse, chan, fric, grippe, novartis, oms
02.06.2009
Home, un film La Redoute
Le photographe pétrolier Yann Arthus-Bertrand, qui s’est essentiellement distingué par sa propension à consommer du papier très cher et en qualité non-négligeable pour produire, il est vrai, un répertoire de vues intéressantes (La terre vue du Ciel, notamment) mais à quel prix du kérosène et de nombres de centaines d’heures d’hélicoptères, s’est laissé embobiner par sa gra(i)sse Luc Besson, top taximan devant l’éternel et reconverti dans la production de documentaires bien pensants avec son grand joujou grassouillet Europacorp, soutenu comme il se doit par Elzevir/ PPR, ou PHP, enfin bref le chantre de l’exploitation de marques prestigieuses aussi peu regardantes avec l’environnement que La Redoute, Le Printemps, FNAC, Balenciaga, Gucci, Conforama, etc.

Si l’on en croit les bandes-annonces de cet évènement mondialement orchestré par des communicants qui ont visiblement calculé les retombées de leur “bonne action” (à l’occasion de la Journée Mondiale de l’Environnement, HOME sera le premier film à sortir dans tous les médias - Cinéma, TV, DVD et Internet - et sur les 5 continents, le 5 juin 2009, amen), pour produire une simple version longue de 120 minutes de ce film et une version standard de 90 minutes , ils ont dû compter avec :
54 pays traversés soit près de 120 lieux de tournage.
733 cassettes enregistrées soit près de 500 heures de rushes.
217 jours de tournage sur plus de 18 mois.
L’exemple même de l’économie non soucieuse de l’écologie. On laisse les spécialistes du calcul environnemental touiller dans cette soupe de chiffres, mais que ça fume à fond et ça sente le gaz à plein nez aux alentours de la caméra n’est guère étonnant.
Stupéfiante aussi la configuration matérielle utilisée dans cette aventure dont les tenants et aboutissants ne sont pas clairs, loin s’en faut : un nombre de camions en tout cas aussi grand que ceux qui transportent le matériel de la tournée d’adieu de Johnny.
17:06 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (1) | Envoyer cette note | Tags : apocalypse, charity business, fim, gucci, home, la redoute, pinaut


