07.04.2009
G 20 : mieux que la multiplication des pains
Dans l’histoire, il y avait déjà un certain Jésus, parfois marcheur sur l’eau, qui avait soi disant multiplié les pains à la satisfaction générale. Il y a maintenant les rois mages Barack, Gordon, Nicolas et Hu accompagnés de soeur Angela qui se lancent aussi dans la multiplication des billets de banque.
On aura en effet remarqué que “tout s’est très bien passé” à Londres, que tout le monde il est beau et gentil sauf ceux qui figurent sur la liste grise ou noire et que surtout on va relancer ces économies par de “solides mesures d’injection de capitaux”, à hauteur estimée immédiate de 1000 milliards de dollars par ci et 5000 autres par là.
Pas dans le détail donc, avec un grand coup de masse on imprime des billets qu’on injecte dans l’économie réelle … enfin réelle, disons dans le circuit afin de faire semblant que ce dernier se remette à tourner.

Sauf que aucun de ces braves rois mages n’a pipé mot sur la façon dont il allait trouver les sous pour le faire (c’est pas Sarko qui décide d’imprimer les euros en passant …), et surtout sur le prix de ces mesures.
On doit donc constater que seule la planche à billets fonctionnera, et que par conséquent on sauve ou du moins on croit sauver l’économie par des émissions virtuelles de richesse ( on repart donc comme en 14 et dans le même circuitt qui a causé la crise actuelle ) qui ne sont que des hypothèques sur les générations futures et des bombes à retardement en matière d’inflation galopante. La banque centrale européenne peut se préparer à fabriquer des très grosses coupures en Euros, car cette monnaie va en prenre un sérieux coup, sans compter le dollar qui n’est aujourd’hui plus qu’une simple monnaie virtuelle ne reposant sur aucune garantie autre que la bonne mine de Barack.
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02.04.2009
Blanchiment : gesticulations sans risques
On sait depuis des décennies que la Suisse recèle un trafic considérable d’argent sale, et pas seulement d’argent fiscalement gris mais aussi de coupures ayant une couleur nettement plus criminelle. Le brave pays des Helvètes, obéissant toujours à la règle qu’il faut pouvoir surtout paraître sans tache, a introduit en 1997 une législation anti-blanchiment qui sur le papier pourrait servir d’exemple. L’article topique de la loi sur le blanchiment est le suivant, dans sa ronflante terminologie:
Obligation de communiquer:
Art. 9 al. 1 Obligation de communiquer
L’intermédiaire financier qui sait ou qui présume, sur la base de soupçons fondés, que les valeurs patrimoniales impliquées dans la relation d’affaires ont un rapport avec une infraction au sens de l’article 305bis CP, qu’elles proviennent d’un crime ou qu’une organisation criminelle exerce un pouvoir de disposition sur ces valeurs
(art. 260ter, ch. 1, CP), doit en informer sans délai le Bureau de communication en matière de blanchiment d’argent au sens de l’article 23 (bureau de communication).

Mais voilà, ça ne ronfle que sur le papier évidemment.
En effet, le désormais fameux MROS (Bureau de communication en matière de blanchiment, …. de la police fédérale évidemment) reçoit quantité de signalements de la part des distingués manipulateurs de monnaie officiels en Suisse.
En effet, les banques et leurs homologues sociétés financières ont parfaitement compris comment traiter ce genre de problème: inondons le MROS, qui de toute façons est doté de pandores aux connaissances en la matière plus que ridicule, et ainsi croulant en plus sous un flot de “signalements”, ils ne s’en sortiront pas. Et ça marche à merveille.
16:19 Publié dans Judiciaire | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : argent, blanchiment, bof, mros, sale, suisse, tiago
27.03.2009
Etude de l'ACAMIL "sécurité" : pure propagande
Tibor Szvircsev Tresch et Silvia Würmli ( ça ne s’invente pas … ) sont tous deux Dr. Phil. ou presque, fidèles petits soldats et responsables de l’étude Sécurité 2009 menée par l’ACAMIL (MILAK en allemand, pas un nouveau lait pour bébé ni une vache chocolatée) le Centre de recherche sur la politique de sécurité de l’EPF de Zurich et de l’Académie militaire à l’EPFZ qui vient de publier la version 2009 de l’étude dite « Sécurité».
1200 personnes interrogées, un travail de fourmi, pour ne pas dire de petit ver, pour nous “apprendre” avec force médiatisation que “la grande majorité des citoyennes et des citoyens suisses interrogés se sentent en sécurité et se déclarent (encore) optimistes en ce qui concerne l’avenir de la Suisse, mais dans une moindre mesure par rapport à 2008. Au moment du sondage à la fin janvier 2009, l’évaluation de l’évolution de la situation mondiale ne s’est pas assombrie” (assombrie par rapport à quoi et à quand ? on ne le saura jamais)

Ce genre d’études sur le moral des troupes fait sérieusement penser aux questionnaires pour recrues dont on tire toutes la fausse substantifique moelle pour leur faire dire ce que l’on veut. Il faut en effet imaginer la conversation du fonctionnaire en charge de l’enquête et qui lui permet ensuite de classer sans problème la réponse qu’il reçoit oralement dans la catégorie de ceux qui disent “simplement” que “la suppression de la neutralité suisse reste inenvisageable, que les aspects de la neutralité se référant à la solidarité et à l’identité sont plus importants que la fonction de la neutralité en matière de politique de sécurité, même si les partisans de cette dernière ont augmenté de manière significative“.
Tirer pareilles conclusions d’une enquête aussi rapide et auprès d’un échantillonnage aussi minime et arbitraire relève de la pure spéculation. Ou plus exactement de la mise en scène. On prend les questions, on prépare les réponses que l’on souhaite voir publiées, puis on interroge les “sondés” de façon à les faire entrer dans telle ou telle case. Tactique mon cher !
17:49 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : acamil, bof, étude, milak, sécurité 2009, tresch, wurmli
28.01.2009
WEF: théories, théories, théories …
L’édition 2009 du machin sans queue ni tête a commencé à Davos, avec son faste usuel et avec ses porteurs d’eau et de nouvelles officielles. Mais comment peut-on donner le moindre crédit aux bavardages sans issue de gugusses qui, il y a deux ans encore, “célébraient un conte de fées à Davos“, selon les propres termes de Michael Eliott, directeur du magazine Times, habitué des lieux.
Comment croire un seul instant dans ce que va raconter le boss de UBS, incapable de gérer sa propre maison. Comment aussi croire ne serait-ce que dix secondes les bavardages des cheikhs venus à Davos uniquement pour faire leur marché parmi les décombres absorbables à prix cassés.
Tous les regards sont tournés vers la Chine, devenue le sauveur potentiel et l’eldorado des exportateurs, si toutefois l’ex-empire parvient à juguler la propre crise interne qui frappe son industrie d’exportation. Mais tout se tient, car pour exporter depuis Beijing ou Fuzhou, il faut quand même que les clients tiennent encore debout.

En particulier ceux qui résident aux USA, pour lesquels on sait qu’un plan audacieux est en marche, aux limites même de l’emballement de la planche à billets, et sans que l’on puisse actuellement savoir s’il va fonctionner.
Car finalement tout le hic est là : les penseurs économiques se sont tellement trompés ces derniers mois et années qu’ils n’osent plus dire grand chose d’autre que des paroles que Cassandre ne renierait pas.
Mais ce n’est pas de celà que l’on a besoin, mais de réflexions intelligentes sur les moyens de se sortir globalement et intelligemment du mauvais pas dans lequel les financiers et les banquiers ont plongé le monde, avec la complicité passive des politiques de toutes couleurs.
12:57 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : blabla, bof, juguler les financiers, politiques, théories, wef
30.11.2008
Vaudois: champions du rase-mottes
Un folkeux mercantile nouveau syndic de Nyon, la fumée passive interdite comme il est de bon ton, l’AVS flexible renvoyée aux calendes grecques, une ouverture nouvelle et ambitieuse sur la culture sacrifiée sur l’autel des démagogies lausannoises, un dimanche pas bien gai pour ceux qui ont encore une certaine idée de la politique.
On a beaucoup reproché ça et là aux Français de se laisser prendre à une politique bling-bling simpliste , qu’elle soit celle de leur actuel président ou celle de sa rivale socialiste de l’époque . Mais les “braves ” Vaudois ne font pas mieux.
On comprend pourquoi le mouton ne leur déplait pas tellement : ils s’y mirent à l’envi, ils se reconnaissent dans cet animal somme tout assez sommaire, fruste et obéissant aux règles du groupe .
Surtout ne pas faire autrement que les autres, ne pas se faire remarquer, ne pas dépasser la ligne du strict minimum, s’aligner sans geindre et peiner sous le poids de la nécessaire rédemption : on n’est pas là pour vivre, que diable, mais juste pour expier.
Quel programme moderne et attrayant !
Bien sûr qu’il aurait fallu sortir quelques sous, pour l’AVS ou pour l’ex-futur musée des beaux arts. Mais des sous placés intelligemment et avec une certaine vision de l’ avenir . Comme ses homologues d’outre Sarine, le Vaudois a voté le nez dans le guidon , comptant les petits sous qui lui restent dans son porte-monnaie à double- fermeture et se refusant des droits et plaisirs comme au meilleur temps des frustrés de Claire Brétecher.
© iconographie F'Murr
17:16 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : bof, folkeux, fumée, misère, musée, niveau, syndic
25.11.2008
Boni soit qui mal y pense
Ne pas prendre des vessies pour des lanternes, et y réfléchir à deux fois, vaut sans doute mieux que de se laisser bercer par la communication habileVoilà que le “ brave” Marcel, qui sent de plus en plus que ça chauffe, a décidé de rendre une partie de ses boni … fort opportunément juste avant jeudi, pour la énième assemblée générale des actionnaires de l’UBS en 2008. Deux petits camarades font comme lui …
Le fameux geste réclamé par les politiciens de droite est arrivé, mais n’a rien d’un acte de contrition. Il résulte d’un savant calcul de responsabilité.
Mieux vaut en effet payer quelque chose aujourd’hui que beaucoup plus dans quelques années. C’est une sorte de valeur actuelle (calculée selon la méthode du discounted cashflow ) d’une partie de ce que vaudra à terme la responsabilité de l’ex big boss.
Il ne faut pas voir dans ce geste autre chose que le résultat de savants calculs juridiques et économiques. La preuve aussi que la situation est plus grave que jamais, malgré les quelques tressautements de l’ action entre hier et aujourd’hui.
“ J’estime juste la solution intervenue maintenant et j’espère pouvoir, en agissant de la sorte, contribuer à la maîtrise d’une situation inimaginable pour moi jusqu ’à tout récemment “, a semble-t-il ajouté Marcel Ospel.
C’est bien ce qu’on disait, non seulement il se fiche du monde mais prend ses concitoyens pour des imbéciles. Qui mieux que lui pouvait prédire ce qui allait arriver avec son institutionnalisation adorée du jeu de l’ avion furtif. Au jeu de l’avion, on a l’ impression au moins de le voir passer en se faisant gruger : avec le pénitent de ce jour et son avion furtif, on ne voit même pas les traces dans le ciel bleu des constellations financières.
17:35 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : bof, boni, communication, geste, jeu de l'avion, ospel, rendre
15.11.2008
Slam … entable
Après le Grand Machin Malade dont il est scandaleux de ne pas trouver la "poésie musicale" remarquable, voilà Abd Al Malik qui a été rechercher Juliette Gréco pour la faire slammer …On veut bien qu’elle soit et reste grande, encore que, mais au diable pourquoi ces slammeurs doivent-ils absolument prendre l’accent des banlieues françaises pour faire vrai et déclamer autant de niaiseries ?
Politiquement incorrect de critiquer le slam … peut-être mais tellement politiquement correct de s’en extasier (selon la RSR, “Abd Al Malik est un slammeur intelligent, sensible et ambitieux. Son 3e album, intitulé “Dante”, est à son image“).
Dont acte …
Alors que cette scansion plus ou moins éructée et maîtrisée selon l’interprète n’est souvent qu’une énième resucée d’un message au contenu pas vraiment original, et c’est encore gentil !
12:56 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : abd al malik, bof, politiquement correct, slam, slammeur
04.09.2008
Raiffeisen: vessies ou lanternes ?
On aime assez le côté campagnard, terrien, solide et prudent des banques Raiffeisen. Au moins elles gagnent très directement quelque chose de substantiel en raison de la crise des subprimes : des dépôts clients en augmentation assez considérable qui ont quitté le vaisseau fantôme UBS.On aime assez aussi leur implantation géographique décentralisée. On peut regretter parfois un côté trop conservateur dans l’approche des crédits commerciaux voire même hypothécaires, mais d’une façon générale le client semble se sentir plus à l’aise dans une agence Raiffeisen que dans le hall froid d’un gros porteur bancal de l’UBS où il devra même se débrouiller tout seul pour retirer de l’argent d’un appareil assez niais, à l’image de ses patrons en somme.
En revanche la succursale d’Orbe a adressé une sorte de tous ménages-clients panaché (image clickable) daté du 1er septembre 2008 vantant les mérites supposés d’une nouveauté maison : le titre Raiffeisen Mobilité durable avec intérêts en CHF ou Euro 09/10 durée 2 ans. Cette admirable invention destinée à pomper les bas de laine grossissant ces derniers temps est vantée sur le prospectus avec des taux d’intérêts à faire pâlir un ospélien de la première heure (jusqu’à 21 % en Euros) “suivant l’évolution des cours”, donc. Versé en un seul coupon à l’échéance …
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11:42 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : bof, durable, placement, raiffeisen, rendement minimum garanti, rigolo, titre


