24 Heures

01.01.2010

La crème Budwig de Doris

On en a de la chance cette année : le vieux cacochyme débile est rentré dans le rang, réduit au silence politique ad vitam, pour laisser la place à la pétulante Doris, qui se prépare à cette présidence depuis des mois : l'orgasme d'une vie politique en somme.

Grâce à l'envoi d'une carte de voeux particulièrement ésotérique, elle souhaite au bon peuple d'avoir les pieds bien au chaud pour 2010 ... dans des bottes vertes et blanches.

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Soit, et comme personne ne comprend son message, elle en a préparé un nouveau juste pour l'an neuf sous forme d'une sorte de recette de brouet fédéral qui tient de la soupe au lait de Kappel et de la crème Budwig de la fameuse doctoresse K. La recette de la crème Doris se compose d'une base de platitudes en fond de sauce, d'une louche populiste de commisération à l'égard des exclus ou presque : une "[la] Suisse qui doit se positionner comme pays aspirant à la justice et à l'équité, et qui voit dans la démocratie non seulement le pouvoir du plus grand nombre, mais encore le respect des minorités et la cohabitation permanente des gagnants et des moins chanceux", de sel, de sucre glaçant et de cannelle.

 

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27.05.2009

Prix du livre : 15 ans trop tard

On apprend que le Conseil National s’est rangé aujourd’hui après des sombres lustres de guerre des tranchées à une version helvétiquement correcte du prix unique du livre, qu’ont réclamée à corps et à cris les libraires indépendants de Suisse romande, comme gage de leur survie, mais il y a quinze ans déjà!

Le chantre PDC fribourgeois de cette nouvelle réglementation, Dominique de Buman, n’hésite pas à déclarer : “Le livre n’est pas une marchandise comme une autre, mais un bien culturel qui mérite d’être protégé. En Suisse romande, plus de 50 librairies ont disparu ces dernières années, soit un tiers des effectifs. Si cette concentration n’est pas freinée, le best-seller menacera l’édition de qualité.” Amen, allez en paix.

En fait, non seulement ce sont  bien plus que 50 librairies que l’absence de réglementation a fait tomber, mais il faut voir dans ce sursaut une manœuvre politique bourgeoise d’un cynisme parfait: la librairie indépendante n’existant plus, on peut faire semblant de la protéger…

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A travers cette soudaine prise de conscience, ceux qui avaient toujours le pied sur le frein en la matière se sont dits qu’en 2009, une telle réglementation ne mangeait pas de pain, puisque même les géant des biens culturels comme la FNAC ou le groupe Metro, fossoyeur des petits indépendants, sont en difficulté sur tout ce qui n’est pas peu ou prou de nature électronique et doivent restreindre leur assortiment, voire licencier.

Sans compter les petits éditeurs de qualité morts ou en voie de prochaine disparition qui crèvent la faim et doivent même pour certains être éditeur, secrétaire, coursier, emballeur, designer, correcteur et transporteur de paquets le lundi matin aux petites heures, ceci pour ne pas gagner leur vie.

Pourquoi donc, quand les professionnels d’une branche tirent une sonnette d’alarme justifiée, faut-il dans ce pays un temps de réaction aussi long ? et une action aussi molle ?


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Prix du livre : 15 ans trop tard

On apprend que le Conseil National s’est rangé aujourd’hui après des sombres lustres de guerre des tranchées à une version helvétiquement correcte du prix unique du livre, qu’ont réclamée à corps et à cris les libraires indépendants de Suisse romande, comme gage de leur survie, mais il y a quinze ans déjà!

Le chantre PDC fribourgeois de cette nouvelle réglementation, Dominique de Buman, n’hésite pas à déclarer : “Le livre n’est pas une marchandise comme une autre, mais un bien culturel qui mérite d’être protégé. En Suisse romande, plus de 50 librairies ont disparu ces dernières années, soit un tiers des effectifs. Si cette concentration n’est pas freinée, le best-seller menacera l’édition de qualité.” Amen, allez en paix.

En fait, non seulement ce sont  bien plus que 50 librairies que l’absence de réglementation a fait tomber, mais il faut voir dans ce sursaut une manœuvre politique bourgeoise d’un cynisme parfait: la librairie indépendante n’existant plus, on peut faire semblant de la protéger…

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A travers cette soudaine prise de conscience, ceux qui avaient toujours le pied sur le frein en la matière se sont dits qu’en 2009, une telle réglementation ne mangeait pas de pain, puisque même les géant des biens culturels comme la FNAC ou le groupe Metro, fossoyeur des petits indépendants, sont en difficulté sur tout ce qui n’est pas peu ou prou de nature électronique et doivent restreindre leur assortiment, voire licencier.

Sans compter les petits éditeurs de qualité morts ou en voie de prochaine disparition qui crèvent la faim et doivent même pour certains être éditeur, secrétaire, coursier, emballeur, designer, correcteur et transporteur de paquets le lundi matin aux petites heures, ceci pour ne pas gagner leur vie.

Pourquoi donc, quand les professionnels d’une branche tirent une sonnette d’alarme justifiée, faut-il dans ce pays un temps de réaction aussi long ? et une action aussi molle ?


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23.04.2009

Ne sauvons pas le Couchepingre

La Suisse a de la chance, elle recèle l’un des derniers représentants d’une race d’ovovivipares en voie d’extinction, le Couchepingre, dont ce blog est parvenu à se procurer une image de son habitat naturel (ci-contre).

Animal politique datant d’une époque postérieure au jurassique antérieur, le Couchepingre possède des caractéristiques extrêmement typées: il s’apparente au paresseux sur le plan du caractère et de la volonté d’agir de façon intelligente.

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C’est un vertébré, mais ses centres nerveux et en particulier ceux qui sont censés lui permettre de procéder à des abstractions sont assez peu développés. C’est pourquoi le Couchepingre ne se déplace jamais sans au moins trois conseillers travailleurs et fournisseurs d’idées. On compte parmi ces courtisans le directeur de l’Office fédéral de la santé publique, un porte-valise, un chambellan en charge du téléphone portable du spécimen, et quelques autres sbires aux races plus ou moins en voie d’extinction trainant dans les couloirs bernois.

Le Couchepingre ne parle pas bien: il a des problèmes de syntaxe et de vocabulaire depuis l’enfance.  Il faut dire que la région rupestre de laquelle il provient cultive plus la vigne que l’éducation, même si notre animal a fréquenté quelques écoles supérieures.

Mais instruction ne veut pas encore dire intelligence. On a essayé de tester sur le Couchepingre sa faculté de reconnaître une carotte d’une pomme verte. Il n’y parvient avec succès que dans 50 % des cas environ, ce qui laisse à penser que son niveau intellectuel est resté stationnaire depuis des siècles.

Le Couchepingre a un caractère de cochon. Il a horreur de travailler, et peste contre tout ce qui ne bouge pas selon le schéma que lui dicte la patte sur laquelle il s’est levé le matin même. Il est extrêmement inculte, préférant émettre des borborygmes incessants que de s’adonner au plaisir de l’usage d’une langue noble et compréhensible.

 

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22.02.2009

Suisse : médiocratie à changer d'urgence

Un gouvernement qui se tire dans les pattes, un ministre des finances simultanément président de la Confédération qui n’ose pas affronter les difficultés et qui préfère servir en tout premier lieu les intérêts de ses amis banquiers en s’aplatissant de façon éhontée au lieu de négocier intelligemment et à temps, un parlement qui hurle au loup tout en ne faisant rien de concret, ou en ne prenant que des demi-mesures sans effet, un Tribunal administratif fédéral qui se donne bonne conscience en prenant des mesures tout en sachant qu’il est trop tard pour qu’elles aient un effet quelconque,  le paysage politique suisse de ce début d’année 2009 n’incite pas à l’optimisme. Il flaire bon le trop fameux consensus mou helvétique et le manque total de vista et de réflexes.

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Il y a des lustres que l’on sait et que l’on constate que le parlement n’est qu’une sorte de chambre d’enregistrement et de lobbying, chacun y défendant deux choses, et deux choses uniquement : son image en vue d’une réélection lucrative et des intérêts sectoriels pour lesquels il reçoit des prébendes plus ou moins occultes et plus ou moins juteuses.

La Suisse prétend à être un exemple international sur le plan de la transparence et de la corruption : la transparence n’y existe pas et la corruption, certes sous des formes plus ou moins sournoises, y est plus présente que dans nombre de pays.

Et tout ceci est essentiellement la faute à un système institutionnel qui n’a absolument plus les capacités de gérer les défis modernes du 21e siècle, mais qui était juste bon pour produire des discussions homériques sur la couleur des uniformes du soldat suisse et le nombre de balles de réserve qu’il pouvait prendre à la maison.

Quand le sentiment de n’être pas gouverné mais trompé en permanence devient trop évident, c’est le temps pour le peuple de reprendre la main et de changer un  système qui va droit dans le mur, enfin qui l’a même atteint.

 

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16.02.2009

UDC et UBS : grands singes en danger

Les grands singes sont paraît-il en danger. Dans certaines contrées c’est sans doute vrai, mais manifestement pas à l’UDC. On ne va pas s’en plaindre, puisque tout ce que ses dirigeants peuvent dire ou faire comme sottises ne peut que réduire leur influence et minimiser le sérieux de leurs salades électoralistes.

Voici donc le grand timonier historique Christoph qui se pique soudain de participer au club décrié des interventionnistes à tous crins. Blocher demandant à l’État d’intervenir, c’est un peu l’ours blanc en vacances volontaires sous les tropiques. Il veut un siège au conseil d’administration de l’UBS, un peu … beaucoup après tout le monde d’ailleurs …

 

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Or c’est bien pour communiquer sur ces encycliques marquées du sceau de l’infaillibilité politique que Toni a convoqué une conférence de presse.

A l’heure où en principe on tente d’unifier la communication d’une entreprise ou d’un parti, l’UDC a décidé au contraire de mettre en scène ses divergences, puisque en face du timonier se tenait le héraut du jour, Hans Kaufmann, qui lui va jusqu’à refuser le maintien de la participation et du soutien étatique à UBS …

Mais à quoi donc jouent-ils ces barbons touffus ? ils se prennent les uns les autres pour des guides suprêmes voulant impérativement prendre la place du calife et tuer le père pourtant déjà mort depuis décembre 2007.

Or ils n’en ont ni le cynisme ni les capacités. Et quand la colonie de vacances est dirigée par Toni, nul doute que le bazar intervient plus vite qu’en temps normal, avant même l’extinction des feux.

Il est finalement très utile ce président brouillon : il attise les inimitiés internes et favorise les fissures. On se demande parfois s’il n’est pas payé en sous-main par le PDC pour brouiller les cartes, voire subsidié aussi par les radicaux pour dire et surtout faire autant de sottises en si peu de temps (sans doute sous contrat d’infiltration avec une filiale de Securitas).

 

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13.02.2009

Attac vs. Securitas : non-lieu scandaleux

Comme on s’y attendait depuis des mois, la justice vaudoise n’a surtout pas voulu bousculer ses auxiliaires et complices quotidiens de Securitas (surveillance, transports en gros de détenus, autres tâches spéciales) et n’a tout simplement pas osé s’attaquer de front à Nestlé.

On ne marche pas sur le géant alimentaire quand on est juge et vaudois, on fait la révérence et on s’excuse.

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Admirable pirouette du juge aussi : selon lui,  les perquisitions ont été refusées  “parce que ces opérations n’auraient donné des résultats que si les enquêteurs avaient pu bénéficier de l’effet de surprise. Or, les plaignants ont attendu la diffusion de l’émission “Temps Présent” en juin 2008 pour déposer plainte, bien qu’ils aient eu connaissance du contenu de l’émission auparavant“.

Ce qui en français veut bien dire que les intéressés ont eu tout loisir de cacher, détruire, classer, déplacer etc.. tout ce qui aurait éventuellement pu prêter à discussion et que selon lui de telles pièces existaient bel et bien.

Comme les mêmes, dûment prévenus, ont eu largement le temps, à l’interne, de faire passer les messages bien à temps pour que les langues se lient encore plus.

Recueillir contre paiement des renseignement sur autrui en lui cachant sa propre identité et en abusant donc de sa confiance est répréhensible pénalement.

 

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03.09.2008

Hannibal ... masqué

h_9_ill_1090757_hannibal.jpgDe manière libre, réfléchie et éclairée, mes clients ont décidé de retirer la plainte pénale qu'ils avaient déposée, a annoncé mardi 2 septembre leur avocat.

Explication de texte

Libre
: C'est fou ce que l'on savait d'avance comment se terminerait cet épisode. Librement : à savoir en préférant des pesetas à la satisfaction de savoir le frère introuvable retrouvé.

Réfléchie : après avoir bien fait mûrir le fruit et obtenu un permis de séjour temporaire à la vitesse du son

Eclairée: après avoir passé à la caisse pour les bons et très chers conseils de leur cher conseil.

Ne manque donc plus qu'un épisode : le grand moufti du Palais de Justice déclarant urbi et orbi que "la poursuite pénale ne se justifie plus compte tenu de toutes les circonstances du cas d'espèce". C'est le prochain acte.

Circulez svp si jamais vous aviez jamais imaginé que la justice pénale genevoise serve à autre chose qu'à faire payer ceux qui peuvent et pas forcément ceux qui doivent.

D'ailleurs, ils sortent de quel compte bernois du DFAE les sous, avec l'approbation de quel poste du budget et par qui ?

 

EDIT de 15 heures : le moufti a bien basté, on vous l’avait annoncé