24 Heures

21.01.2010

Vaud : justice VIP et VAP

Il fut un temps, il y a très longtemps, où certains rares juges d'instruction vaudois (alors nommés juges informateurs) faisaient l'unanimité de l'accusation au prévenu ou mis en cause en passant par les confréries ambulantes des baveux de tous poils, ces saltimbanques qui arrivent à faire croire qu'en employant des termes quasi-médicaux ou occultes ils font du droit, mais qui en réalité agitent les nuages tout en les sculptant autour des vraies questions qui leur échappent le plus souvent, car ça ne rapporterait pas.

La génération actuelle de juges du siège est celle du biberon à trois vitesses et de la console de jeux. Tellement assis au fond de leurs sièges que pour les en faire lever, il faut s'y prendre de bonne heure. Or le nouveau procureur modèle vaudois devra être un magistrat debout, et à n'importe quelle heure en plus.

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Le canton ne dispose pas en l'état des candidats idoines. Car ceux qui pourraient occuper la fonction ne la veulent pas : pas assez select, et ceux qui l'occuperont ne seront pas encore secs derrière les oreilles pour s'en charger valablement et avec la retenue nécessaire et risquent bien de n'être finalement que des empêcheurs d'enquêter en rond pour la maréchaussée.

 

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25.06.2009

VD: d'Artagnan gnan

Ça fait 10 ans déjà que dans le brave canton de Vaud on étudie une réforme de la police, ce si beau corps qu’il convient de maintenir musclé et prêt au combat (surtout pour le paiement des heures supplémentaires effectuées au bistrot).

On se souvient sans doute d’un projet pilote parmi les pilotes qui s’intitulait Police 2000. Celui-ci aussi a déjà coûté la peau des fesses d’au moins une compagnie de sergents de gendarmerie ventripotents (pléonasme pardon), mais rien n’a changé depuis, tant le Grand Conseil pédale dans le kirsch policier.

Alors les braves flics cantonaux ont lancé leur grande offensive d’Artagnan pour une police unique, nique nique, nique qu’ils font d’ailleurs déjà à leurs petits collègues sous développés des polices communales qu’ils font exprès de rabaisser en ne les tenant volontairement pas au courant de ce qu’ils font à 3 kilomètres du centre de la localité. C’est pour ça qu’à Morges par exemple, les flics municipaux qui s’ennuient à deux cents francs l’heure ont mis pour plusieurs millions d’amendes en 2008. Faut bien qu’ils aient ou donnent au moins l’impression de servir à quelque chose.

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Et maintenant le Grand Conseil et le gouvernement ont concocté une soupe infecte intitulée police coordonnée qui est une sorte de mauvais mélange entre gendarmes, flics municipaux et voleurs. On pourrait en rire aux éclats si les études et le temps passé sur ces projets n’avaient pas déjà coûté des millions en vain, pour de toutes façons finir d’une façon prévisible : la police vaudoise sera unifiée tôt ou tard, car toute autre solution relève de la politique municipale du 19e siècle.

Les braves municipaux et syndics qui s’acharnent à vouloir garder leur chère police municipale n’osent jamais dire combien elle coûte cher pour pas grand chose voire rien (Lausanne excepté). De leur côté les supporters du tout au gendarme, parmi lesquels d’autres syndics et les syndicats de bouchers, ont l’illusion que la cotisation municipale qu’ils vont devoir payer ne coûtera pas cher en cas de police unifiée… doux rêveurs.

Et ces millions dépensés en études vaines et stupides conduisent maintenant à une votation populaire en septembre prochain, votation au sort aussi incertain que le caractère d’un commandant des flics cantonaux par temps d’orage.

 

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08.06.2009

VD: Tribunal des baux ou foutoir ?

Sur ce blog il y a maintenant un peu plus de deux ans, le 15 mai 2007, on dénonçait les lenteurs du plus mauvais élément de l’Ordre judiciaire vaudois, qui ne mérite d’ailleurs pas d’être appelé ordre mais devrait être rebaptisé “Désordre judiciaire” pour l’occasion.

En effet une requête de février 2006 !!! n’avait toujours pas fait l’objet d’un jugement en mai 2007 …

C’était sans compter sur l’admirable application des juges de ce tribunal, leur célérité proverbiale et surtout leur sérieux. A ce jour, lundi 8 juin 2009, toujours aucune nouvelle et même pas de fixation de la deuxième partie de l’audience de jugement promise il y a deux ans et demi environ.

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Ce dysfonctionnement manifeste relève du pur scandale : le Tribunal des Baux vaudois est une sorte de cour des miracles dans laquelle évoluent des juges dont le seul objectif, une fois nommés, est de fuir cette juridiction maudite et misérablement inefficace pour se faire nommer ailleurs, là où ça paye mieux et où on est mieux “considéré”.

A chaque nouvelle nomination donc, les dossiers retournent sous la pile du nouvel élu, qui ne fera que dormir sur cette pile des mois durant jusqu’à son départ. Sans compter les acariâtres mégères du greffe de ce tribunal qui gèrent cet office aussi bien qu’un repaire de chiffonniers et surtout avec un manque de tact et un sens des responsabilités qui ne les honorent pas.

Le dossier dont ce blog a connaissance porte le numéro XG 06.019 484 (comme ça le juge en charge actuellement de ce bazar insensé pourra aisément se reconnaître, on notera aussi l’année 06 en début de numéro d’ordre ..)

 

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13.05.2009

Securitas : correctif judiciaire bienvenu|

On ne dit pas souvent ici du bien de la justice vaudoise, tellement elle accumule les sottises, les bourdes, les retards et les injustices.

Mais il faut reconnaitre que pour une fois la seule juridiction cantonale qui dispose de véritables juristes intelligents (le Tribunal cantonal donc) a fait oeuvre de salut public. Elle a annulé le non-lieu du juge d’instruction dans l’affaire Securitas. Pour une instruction par trop lacunaire sans doute …. on en saura plus dans les jours qui viennent.

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Il est cependant marrant de noter que cette gifle supplémentaire adressée à l’intéressé vient juste deux jours après la publication de sa nomination officielle … en dehors de l’ordre judiciaire.

On nous dira qu’il s’agit d’un pur hasard. On n’en croira rien du tout, car encore pire que pour le seigneur, les voies de la justice vaudoise sont rigoureusement insondables.

Attac va enfin pouvoir faire creuser correctement dans les diverses boues d’épuration des sociétés concernées par la plainte.

 

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12.05.2009

Vaud: pistrouille judiciaire

Chacun semble se réjouir dans le brave canton de Vaud de la nomination du citoyen Antenen J., homme de terrain,  à la fonction suprême et convoitée de chef de la police,  de Gnafron 1er vaudois, sans doute un rêve de gosse qu’il n’osait même pas faire, juste après celui de conducteur de camions de pompiers.

En fait pour le plus grand bien de l’ordre judiciaire qui s’en débarrasse ainsi élégamment, notre cador va se transporter de façon plus permanente du côté de la Blécherette. Dont acte. Car il faut rappeller que c’est sous son règne et sous son contrôle plus ou moins direct que des instructions pénales aussi subtilement menées que celle de l’affaire BCV et celle du cadre RSR qui aime un peu trop les jeunes filles dénudées ont été “menées”.

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Menées étant un grand mot puisque l’affaire de la BCV est en passe de finir définitivement en eau de boudin totale à cause d’un dossier mal ficelé et que celle du cadre de la RSR est déjà en capilotade.

Le moment d’expliquer en deux mots une particularité vaudoise : un juge d’instruction est en principe chargé d’instruire. Mais au nombre de ses tâches annexes figurent le fameux pouvoir de juger, de trancher, de sanctionner. un pouvoir qu’il est censé utiliser par ordonnance pour mettre fin plus simplement aux petites affaires, mais qu’il entend en réalité mette en œuvre quelques fois par année pour satisfaire ce goût inavoué pour la fonction de juge du siège qu’il n’aura peut-être jamais, le management des carrières étant plus qu’étranger au monde judiciaire vaudois.

C’est donc ainsi qu’après une instruction pilotée d’en haut, notre cadre RSR s’est vu proposer une petite ordonnance gentillette mais faite en catimini dans un bureau, ou alors, suprême délice, l’opportunité alternative de se faire juger en public, petit chantage institutionnel pour le moins discutable.

06.05.2009

Chez Broulis, on rase pas gratis

Le sémillant citoyen de Sainte-Croix et ci-devant assez court président du Conseil d’État vaudois est quand même un financier hors pair. Il faut dire qu’il provient tout droit de la filière bancaire suisse à traçabilité garantie dont on connaît depuis quelques longs mois la générale et remarquable maîtrise des coûts innée.

Et malgré son format qui n’a rien à envier à celui de Sarkoléon, le même ministre peut facilement s’étendre longuement sur certaines particularités d’une péréquation intercommunale très loin de faire l’unanimité et dont, à part un seul fonctionnaire spécialement initié par ses soins, il est le seul à comprendre réellement les arcanes et les chausse-trappes, en tous cas en ce qui concerne la mouture en vigueur actuellement.

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Mais ce n’est pas qu’avec les communes que notre président chéri est très péréquatif, en radical pur sucre. En effet, un petit calcul qui vient d’être réalisé démontre que dans le canton de Vaud, même si les Bernois sont partis depuis longtemps, on continue de “donner” de l’argent à une certaine catégorie de contribuables pour qu’ils aient les moyens de payer des impôts. Un vase communicant géant dont on a du mal à saisir l’ultima ratio et même la première d’ailleurs.

Prenons un couple marié de retraités résidant dans le valeureux canton administré par le bailli Broulis. Par malchance, ou par chance de ne pas l’avoir placé à l’UBS en bons de Lehmann-Ospel-Brothers, il ne dispose d’aucun deuxième pilier arrivé à l’âge de la retraite.

Pas bien diront les assureurs, bien trop chers en rapport qualité prix leur répondra-t-on. Ainsi donc nos braves retraités qui ont finalement passé leur vie à trimer ne disposent au mieux que d’une rente AVS et demie au maximum (et pas de deux rentes, solidarité oblige et égalité de traitement mise au panier) , soit en 2009 de Fr. 3′420.– par mois, multiplié par 12. Au passage, ils toucheraient Fr. 4′560.– en ayant divorcé pour la forme, ou en ne faisant plus ménage commun… Comme ces chiffres n’atteignent pas les minima viraux garantis par la constitution fédérale, on octroie généreusement aux retraités en question les prestations complémentaires fédérales, en sus de ce magot mensuel, ce qui les place selon le loyer qu’ils paient aux alentours de Fr. 3′500.– par mois. Dans notre exemple leur loyer est de Fr 1′250.– par  mois, rien de bizarre.

 

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22.01.2009

Vaud, sécurité informatique: zéro

On pourrait imaginer que compte tenu des différents flops et autres abandons coûteux de programmes informatiques “maison” ou délégués à des “experts” qui n’auraient même pas une troisième rôle dans la série du même nom, le canton de Vaud prenne des mesures intelligentes et efficaces pour gérer ses données innombrables et surtout pour sécuriser les données sensibles qu’il maintient en permanence sur une bonne partie du territoire du vaste canton.

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La mode a été il y a peu à la déconcentration des services de l’Etat, avec par exemple la création de pans entiers de l’”économie fonctionnarisée” dans des terres aussi "reculées" par exemple que le Nord Vaudois, et singulièrement la ville d’Yverdon-les-Bains.

Ainsi donc, dans la cité numéro 2 du canton en termes d’habitants on peut trouver plusieurs administrations qui conservent jalousement, enfin qui devraient conserver jalousement, une quantité de données sensibles sur les résidents de ce canton.

Usager récent de l’un de ses services, qui conserve les données financières et personnelles de tous les habitants du canton, le citoyen contribuable que je suis a eu la joie de découvrir que ses propres données pouvaient être exploitées par quiconque connaît un tout petit peu la dénomination des réseaux inforamtiques de l’administration vaudoise, grâce à une politique “d’ouverture” hors du commun.

 

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31.10.2008

Santé en totale casco (phonie)

sujet2.jpgsujet1.jpgFranchement les cliniques privées Vaud-Genève ne manquent ni d’imagination, ni de culot ni surtout de parfait cynisme dans leurs campagnes publicitaires.

On avait déjà dénoncé ici une précédente campagne immorale “je ne joue pas avec ma santé, je m’assure en privé” qui était une très claire justification de la médecine hospitalière à deux vitesses.

Cette fois-ci le slogan, soutenu en catimini par les assureurs eux-aussi parfois propriétaires de cliniques … est  notamment: “ma voiture en casco complète, et ma santé : je l’assure en privé“. Ou encore “assurez-vous en privé, pas besoin d’attendre“. Ben voyons, c’est clair, non ?

Il paraît selon les concepteurs de ce slogan  une nouvelle fois scandaleux qu’il est quand même “plus soft” que le précédent. A se demander si l’agence de communication du groupe des cliniques en question travaille aussi pour l’UDC ou s’ils ont engagé Blocher au chômage technique pour leur trouver des idées …

Il ne faut pas se bercer d’illusions, il y a déjà bien des années que la médecine en Suisse est à deux vitesses, voire trois, contrairement d’ailleurs à ce qu’affirme l'indien de service, notre Big Nose Fédéral.

Mais de là à ériger en dogme ce système discriminatoire, de là à causer chez celui qui ne peut déjà pas payer ses primes de base un sentiment de culpabilité, de là à annoncer clairement que si on veut une assurance complète il faut s’assurer en privé, il y a un fossé moral  infranchissable et qui malheureusement a une nouvelle fois été franchi.

La maladie n’est pas un choix de société et sa guérison n’est pas plus une prime au mérite.

 

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27.10.2008

Flics vaudois : la gâche de guerre

gache.jpgSous l’impulsion de Billy W. the Kid, les flics vaudois ont gagné leur pari : faire plier le gouvernement sur leurs deux points de réclamation, les fameuses heures supplémentaires de l’Euro et la revalorisation des salaires DefcoSysrem.

Madame Jacqueline de Q. a “aidé à décanter la situation” … dit encore le syndicaliste rusé.

C’est la moindre des choses qu’elle fasse son boulot la judokette, déjà qu’elle ne nous parle plus de la guéguerre des commandants, vous savez ceux qui doivent se la coincer jusqu’à plus ample informé.

Bon il faut dire que depuis 15 jours au moins le Conseil d’Etat était au repos pour cause de vacances d’automne. Rentrée donc ce lundi.

NDLR: gâcher, en vaudois, travailler à bon compte dans des conditions optimales de confort pour un effort minimal. Caractérise aussi ceux qui sont (et qui aiment) les serrures …

 

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02.10.2008

Securitas : rapport bien léger

sherlock_jomini.jpgOn a beau avoir occupé la charge de juge cantonal en Pays de Vaud et avoir quelques heures de vol, il n’en reste pas moins que la vérité révélée ne descend pas comme une langue de feu sur le titulaire de la charge de ce simple fait. Trois petites remarques au passage.

1.- Silence qualifié ? sauf à sonder les cœurs et les âmes au moyen d’on ne sait quel instrument ésotérique, le rapporteur savait donc ab initio ce que Securitas pensait et faisait, puisqu’il ne les a même pas interrogés … se contentant d’auditionner les valeureux limiers,  leur cheffe et quelques autres personnes. Étrange lacune.

Extrait du rapport page 2 :
Les opérations d’enquête
Après s’être entretenu avec Mme la Conseillère d’Etat de Quattro et sa conseillère personnelle, Mme Sabrina Cohen, le soussigné a entendu les personnes suivantes :
- M. Eric Lehmann, commandant de la police cantonale ;
- le commissaire Jean-Christophe Sauterel, officier de presse de la police cantonale ;
- le lieutenant –colonel Alain Bergonzoli, commandant de la gendarmerie ;
- l’inspecteur principal adjoint H., chef des renseignements généraux de la police de sûreté (RG) ;
- M. V., juriste à la police cantonale.
Il a eu des entretiens téléphoniques avec M. O, responsable cantonal ad intérim de la protection des données, et M. le Juge d’instruction cantonal. Il a interpellé par écrit M. Urs von Daeniken, chef du Service d’analyse et de prévention (SAP) de la Police fédérale, qui lui a répondu par écrit.
Il a vu les émissions de la TSR « Temps présent » et « Mise au point », ainsi que le film tourné par les polices cantonale et lausannoise sur le G8.
Il a reçu de nombreux documents remis par les personnes entendues et a recueilli les articles de presse consacrés à l’affaire.
Après l’extension de son mandat, il a entendu de nouveau MM. Lehmann, Bergonzoli, Sauterel et H, puis, enfin, M. Jacques-François Pradervand, chef de la police de sûreté.

 

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